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Al-Jubeir : Le Liban ne sera pas pacifié sans désarmement du Hezbollah

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a à nouveau critiqué le rôle du Hezbollah au Liban.

"Le Hezbollah a placé des obstacles face au Premier ministre démissionnaire Saad Hariri ", a déclaré M. al-Jubeir lors d'une conférence de presse commune à Madrid avec son homologue espagnol, Alfonso Dastis. "Il n'est pas possible qu'une milice armée opère en dehors du contrôle du gouvernement", a-t-il ajouté, estimant que "le Liban ne sera pas pacifié sans désarmement" du parti chiite.

Le 4 novembre, M. Hariri avait annoncé sa démission depuis Riyad, dénonçant la "mainmise" sur son pays de l'Iran et accusant Téhéran d'avoir "créé un Etat dans l'Etat". Selon plusieurs sources, Riyad cherche à faire condamner le Hezbollah lors de la réunion de la Ligue arabe, prévue dimanche. L'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite s'opposent dans de nombreuses crises au Moyen-Orient : au Liban, mais aussi dans les guerres en Syrie et au Yémen. Dans la journée, le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, a affirmé que la question des armes du parti chiite était une "question interne qui se règle par le dialogue national".

Par ailleurs, M. al-Jubeir a déclaré que le parti chiite a mis le système bancaire libanais sous sa coupe, l'accusant de blanchiment d'argent et de trafic de drogue.

Le 25 octobre, la Chambre des représentants des États-Unis avait adopté la proposition de loi intitulée Hezbollah International Financing Prevention Amendments Act of 2017 (Hifpa 2017). Avec cette proposition de loi, les sanctions qui visaient les soutiens financiers du parti chiite dans le cadre de la loi actuelle (Hifpa 2015) seraient élargies à toute personne physique ou morale liée directement ou indirectement au Hezbollah ou à ses institutions affiliées. Elles viseraient aussi les organismes et États fournissant au parti des aides financières ou matérielles. Néanmoins, le président de l'Association des banques du Liban, Joseph Torbey, a affirmé avoir reçu des assurances de la part des Américains, selon lesquelles le secteur bancaire libanais n'était pas ciblé par ces nouvelles sanctions.

"L'Arabie saoudite a été un soutien permanent du Liban, de l'accord de Taëf et de toutes les résolutions internationales qui ont encouragé le retour du pays sur la scène diplomatique", a également affirmé le chef de la diplomatie saoudienne.

Riyad est "l'un des principaux bailleurs de fonds du Liban", a ajouté M al-Jubeir, rappelant que de nombreux ressortissants saoudiens sont installés au Liban et que de nombreux hommes d'affaires libanais sont installés en Arabie saoudite.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, a à nouveau critiqué le rôle du Hezbollah au Liban.
"Le Hezbollah a placé des obstacles face au Premier ministre démissionnaire Saad Hariri ", a déclaré M. al-Jubeir lors d'une conférence de presse commune à Madrid avec son homologue espagnol, Alfonso Dastis. "Il n'est pas possible qu'une milice armée opère en dehors du contrôle du gouvernement", a-t-il ajouté, estimant que "le Liban ne sera pas pacifié sans désarmement" du parti chiite.
Le 4 novembre, M. Hariri avait annoncé sa démission depuis Riyad, dénonçant la "mainmise" sur son pays de l'Iran et accusant Téhéran d'avoir "créé un Etat dans l'Etat". Selon plusieurs sources, Riyad cherche à faire condamner le Hezbollah lors de la réunion de la Ligue arabe, prévue dimanche. L'Iran chiite et...