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Une ONG israélienne craint davantage d'expropriations de terres palestiniennes

AFP
16/11/2017

L'organisation israélienne anticolonisation La Paix maintenant s'est alarmée jeudi d'un avis rendu par le conseiller légal du gouvernement ouvrant potentiellement la voie selon elle à l'expropriation de davantage de terres palestiniennes dans les territoires occupés.

Dans une opinion légale rendue publique mercredi, le conseiller du gouvernement Avichai Mandelblit a estimé qu'Israël pouvait, dans certaines circonstances, exproprier des terres privées palestiniennes au profit des colonies israéliennes en territoires occupés.

Les opinions du conseiller font autorité quant à l'interprétation de la loi et lie les organes gouvernementaux. La Paix maintenant ainsi que des observateurs ont souligné l'importance de l'avis rendu mercredi, en rupture avec des positions antérieures qui proscrivaient la confiscation de terres privées palestiniennes pour les colonies.
"On a l'impression que (le conseiller) cherche à lever le dernier obstacle légal (et moral) sur la voie du vol et de l'expropriation" aux fins de colonisation, a réagi La Paix maintenant dans un communiqué.

La colonisation est illégale au regard du droit international. Elle est considérée par une partie de la communauté internationale comme une entrave majeure à la paix.
A la différence de la communauté internationale, Israël fait la distinction entre colonies légales au regard du droit israélien et colonies dites "sauvages", construites sans autorisation.

La question de la légalisation de ces colonies "sauvages" au regard du droit israélien est un sujet de querelle récurrent entre les juges israéliens et les défenseurs de la colonisation. Elle figure haut dans l'agenda du gouvernement de Benjamin Netanayhu, qui fait la part belle aux avocats de la colonisation.

Plus de 600.000 colons israéliens vivent une coexistence souvent conflictuelle avec environ trois millions de Palestiniens dans les territoires occupés en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Le conseiller légal du gouvernement était appelé par la ministre de la Justice Ayelet Shaked, ardente défenseure des colonies, à reconsidérer son avis initialement défavorable à la régularisation d'une route menant à la colonie "sauvage" d'Harsha. La route passe par des terres privées palestiniennes et avait jusqu'alors empêché la régularisation de la colonie elle-même.

La ministre de la Justice a salué la décision de M. Mandelblit au nom de la reconnaissance des droits des colons, et a indiqué dans un communiqué qu'elle continuerait à pousser au réexamen de prises de positions antérieures défavorables aux colons.

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