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Économie

Nouveau projet de zone industrielle à Nahr Ibrahim, à l’initiative du secteur privé

Immobilier
P.H.B. | OLJ
16/11/2017

Le promoteur immobilier Sakr Real Estate a présenté hier son projet de zone industrielle (Nahr Ibrahim Indusrial Region ; NIIR), un espace de 100 000 m² situé à proximité du fleuve Nahr Ibrahim, dans le Mont-Liban. La construction doit démarrer en 2018 et durer trois ans. Le site est prévu pour accueillir des entrepôts ainsi que des industries légères à moyennes.
« Il s'agit du premier projet de ce type entièrement développé et géré par le secteur privé », s'est réjoui auprès de L'Orient-Le Jour le président de la société, Fadi Jreissati, à l'occasion d'une cérémonie à Jounieh marquant l'ouverture des réservations pour les lots mis en vente – dont la valeur totale est estimée à 100 millions de dollars.

Plus de demande dans l'industrie
« Nous allons investir 25 millions de dollars – hors prix des terrains – pour équiper les zones avec toute une palette d'infrastructures (routes, électricité, réseau d'évacuation, etc.) et construire des lotissements qui iront de 150 à 7 000 m² », poursuit M. Jreissati. Le promoteur prévoit également de vendre des lots sous forme de terrain à bâtir. Sakr Sakr, le président de la holding mère, a indiqué dans son discours que la zone sera aménagée selon les normes internationales en vigueur, notamment en matière environnementale, et que les prix des lots seront adaptés au marché.
Pour M. Jreissati, la décision du promoteur de se tourner vers l'industrie est autant motivée par la baisse de la demande sur le marché résidentiel qu'à une hausse de celle émanant d'une clientèle d'industriels locaux désireux ou forcés de déménager. « Des sociétés basées dans les zones industrielles existantes (Adonis, Mkallès, etc.), développées sans planification et situées près de zones résidentielles, sont progressivement forcées par des municipalités à se délocaliser », expose-t-il. Il souligne enfin les avantages de la localisation du site « à mi-chemin entre Beyrouth et Tripoli, un plus dans l'optique de la reconstruction de la Syrie ».
Si le projet a été bien accueilli par le président de l'Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), Nabil Itani, et celui de l'Association des industriels (AIL), Fadi Gemayel – tous deux présents sur place – l'experte en environnement Fifi Kallab reste prudente. « Le site est classé zone industrielle, mais il faudra mesurer sa cohérence vis-à-vis de la stratégie environnementale de cette région », souligne-t-elle. Elle pose également la question de « l'efficacité du contrôle sur le respect des engagements du promoteur en matière environnementale ».

P.H.B.

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