Le conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, Ali Akbar Velayati, cité par Reuters, a dit hier espérer que Saad Hariri retournera au Liban et restera Premier ministre si les lois libanaises le permettent. « Les dernières déclarations de M. Hariri ont été dictées par l'Arabie saoudite », a par ailleurs affirmé M. Velayati, dans des propos rapportés par l'ANI. Selon Reuters, le responsable iranien aurait affirmé que M. Hariri a proposé, lors de leur réunion à Beyrouth, le 2 novembre, une médiation entre l'Iran et l'Arabie saoudite au sujet de la guerre au Yémen. Mais le bureau de presse de Saad Hariri a démenti l'information. « M. Hariri n'a proposé sa médiation à aucun pays. Il a néanmoins expliqué à M. Velayati que l'Iran devait cesser son ingérence au Yémen comme condition sine qua non pour une amélioration des relations entre Téhéran et Riyad. »
De son côté, le président syrien Bachar el-Assad a estimé hier que le Premier ministre démissionnaire « n'est pas maître de sa décision ». « Il a été limogé et n'a pas démissionné », a ajouté le président syrien selon des propos rapportés par plusieurs médias locaux.
Liban
Démission de Hariri : Surenchère de Téhéran et Damas
OLJ / le 15 novembre 2017 à 00h00


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
M. Bachar el-Assad a bien du toupet, lui qui a dirigé la Syrie (avec son père avant lui) depuis 47 ans d'une main de fer et qui continue de torturer et de massacrer son peuple par centaines de milliers. Il ferait mieux de ne pas se mêler des affaires intérieures libanaises, pas plus que les dirigeants iraniens, avant le retour de Hariri au Liban, le seul moyen de clarifier cette situation inédite.
18 h 17, le 15 novembre 2017