Nos Lecteurs ont la Parole

Pas de paix sans culture

Melhem Maroun KARAM
OLJ
14/11/2017

Dans le supplément spécial distribué avec L'Orient-Le Jour durant le mois d'août 2017, intitulé « La consolidation de la paix au Liban » et abordant les sujets relatifs à la paix civile et les répercussions de la crise syrienne au Liban ainsi que les relations entre les Libanais et les Syriens, dans des approches de fond loin des discours de haine, on lit pas mal de choses intéressantes mais sur lesquelles, à notre sens, il nous faudrait nous arrêter, juste pour une analyse objective et profonde.
Le dictionnaire définit la consolidation comme étant le renforcement, la réunion de droits jusque-là séparés. À titre d'exemple, pour la consolidation de l'usufruit, ce sera la réunion du droit de se servir d'un bien et d'en percevoir les bénéfices.
Concernant la paix, qu'on perd, de plus en plus, sur le territoire libanais, malheureusement, ce sera tout faire, réunir, ensemble, nos efforts, pour retrouver d'abord et renforcer ensuite la jouissance et le bénéfice de nos droits, en tant que citoyens ayant des droits et assumant des obligations.
Or, avoir des droits et assumer des obligations est inéluctablement source de conflits et de malentendus, surtout dans un pays où l'absence de coercition et du pouvoir étatique semble devenir atypique. Bien entendu, cela étant dit, nous ne défendons aucunement l'autocratie, mais la paix, dans notre pays, semble une vraie aubaine.
À notre sens, il n'y aurait jamais de paix sans culture. Et là, c'est la culture civile et civique qui jouerait son rôle le plus culminant, devant être enseignée aux enfants dès leur plus jeune âge.
C'est bien dans ce cadre que l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, représentée par le révérend recteur professeur Salim Daccache, a décidé de nous initier à la médiation, à travers le centre professionnel fondé par Johanna Hawari Bourjeili, en 2007. La médiation habitue les protagonistes à la clémence, pour ainsi dire, à la logique et au pacifisme, dans un esprit et un vouloir communs des protagonistes de ne pas commettre et même dire des absurdités.
Sans omettre de remercier le révérend père recteur Salim Daccache pour son soutien continu, un grand merci et une reconnaissance éternelle devraient être adressés, conjointement, à Johanna Hawari Bourjeili ainsi qu'à Me Georges Féghali qui, le premier, a intégré la formation au barreau des avocats de Beyrouth. Si, comme le dit madame Hawari, la médiation consiste à mettre les mots sur les maux, pour nous, la médiation est devoir renaître.

Avocat à la Cour

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