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Bahreïn : le principal opposant chiite sera jugé pour "intelligence" avec le Qatar

Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, qui purge déjà une peine de neuf ans de prison, sera jugé pour "intelligence" avec le Qatar à partir du 27 novembre, a annoncé dimanche le parquet de Manama.

Cheikh Salmane et deux de ses assistants, Hassan Sultan et Ali Mehdi Ali, comparaîtront à cette date devant la Haute cour pénale, a précisé le parquet dans un communiqué. Ils devront répondre de nombreux chefs d'inculpation, notamment "intelligence avec l'État du Qatar en vue de commettre des actions hostiles dans le but de nuire à la position politique et économique du royaume de Bahreïn, de renverser son régime et de dévoiler ses secrets défense".

Cheikh Salmane et ses assistants sont également accusés d'"avoir reçu d'un État étranger (le Qatar) des sommes d'argent en contrepartie de la transmission d'informations concernant des secrets militaires et la situation générale dans le pays". Ils sont également poursuivis pour "propagation de fausses nouvelles de nature à affaiblir la confiance dans les capacités financières de Bahreïn et à nuire à sa stature", toujours selon le communiqué du parquet.

Cheikh Salmane a été formellement inculpé d'"intelligence" avec le Qatar le 1er novembre sur la base d'une conversation téléphonique datant de 2011 entre l'opposant chiite bahreïni et l'ancien Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani.

Cette inculpation est intervenue après l'embargo décrété contre le Qatar par quatre pays arabes, dont Bahreïn, qui accusent ce pays du Golfe de soutenir des mouvements "terroristes" et de se rapprocher de l'Iran.

Un enregistrement de la conversation avait alors été diffusé par les autorités de Bahreïn qui avaient affirmé que le responsable du Qatar y montrait de la sympathie pour un mouvement de protestation contre le pouvoir qui était conduit par la formation Al-Wefaq de cheikh Salmane.

Al-Wefaq a été dissous et l'opposant bahreïni a été condamné en juillet 2015 à quatre ans de prison pour "incitation à la haine confessionnelle". La cour d'appel a ensuite alourdi cette peine à neuf ans en retenant aussi le chef d'accusation de "complot contre le régime". En octobre, la Cour de cassation a annulé la condamnation et renvoyé l'affaire devant la cour d'appel. Mais cette dernière a de nouveau condamné cheikh Salmane à neuf ans de prison.

Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des États-Unis, mène depuis 2011 une sévère répression contre les représentants de la majorité chiite qui réclament des réformes et le respect des droits de l'Homme. La dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn nie toute discrimination envers les chiites et accuse l'Iran voisin d'attiser les tensions, ce que dément Téhéran.

Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, qui purge déjà une peine de neuf ans de prison, sera jugé pour "intelligence" avec le Qatar à partir du 27 novembre, a annoncé dimanche le parquet de Manama.
Cheikh Salmane et deux de ses assistants, Hassan Sultan et Ali Mehdi Ali, comparaîtront à cette date devant la Haute cour pénale, a précisé le parquet dans un communiqué. Ils devront répondre de nombreux chefs d'inculpation, notamment "intelligence avec l'État du Qatar en vue de commettre des actions hostiles dans le but de nuire à la position politique et économique du royaume de Bahreïn, de renverser son régime et de dévoiler ses secrets défense".
Cheikh Salmane et ses assistants sont également accusés d'"avoir reçu d'un État étranger (le Qatar) des sommes d'argent en contrepartie de la...