La justice libanaise a déclaré la faillite de la chaîne de supermarchés TSC (The Sultan Center), le 7 novembre. L'enseigne koweïtienne était poursuivie depuis plusieurs mois par ses créanciers et ses salariés qui lui réclament au total, selon le quotidien al-Akhbar, près de 30 millions de dollars. Incapable de faire face à ses obligations, l'entité libanaise du groupe koweïtien avait demandé sa mise en faillite le 18 octobre dernier.
Dans un communiqué publié sur le site de la Bourse du Koweït, où est cotée la maison mère, TSC a expliqué sa démarche par « la situation économique difficile » au Liban et sa volonté de se renforcer sur le marché koweïtien. L'enseigne a affirmé aussi avoir mené de « nombreuses tentatives pour sauver ses investissements » dans ce pays, lesquelles se seraient soldées par un échec.
Contacté par L'Orient-Le Jour, le président de l'Union nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), Castro Abdallah, a confié que le syndicat était sur le point de déposer une plainte contre TSC pour déclaration de faillite frauduleuse. « C'est une manière pour TSC de fuir ses dettes. La société doit plus d'un milliard de livres libanaises au fisc, et près de 550 000 dollars à la Caisse nationale de Sécurité sociale, sans compter ses dettes auprès des fournisseurs et de ses 300 salariés qui n'ont pas été payés depuis septembre », s'est insurgé M. Abdallah.
La justice libanaise doit désormais nommer un syndic de faillite, qui se chargera de comptabiliser les biens et les actifs de la compagnie, ainsi qu'un administrateur judiciaire qui devra recueillir les demandes des créanciers et évaluer leur validité. Les actifs de la société seront ensuite cédés pour permettre le remboursement des sommes dues, par ordre de priorité, à l'État, à la Caisse nationale de Sécurité sociale (dont les indemnités de fin de service des employés), aux créanciers privilégiés (qui impliquent notamment des gages ou des hypothèques), aux avocats, aux fournisseurs et enfin aux salariés.
L'enseigne koweïtienne TSC s'était implantée au Liban en 2008 en rachetant cinq magasins au groupe Admic pour un montant d'environ 100 millions de dollars. Le groupe a ensuite ouvert trois magasins supplémentaires, avant de faire le chemin inverse, fermant progressivement ces huit enseignes. Le dernier magasin, celui du centre-ville de Beyrouth, a fermé ses portes il y a quelques semaines.


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voyons voyons , soyons serieux ! encore une fois prendre pour "source" le AL AKHBAR? ridicule, que le commerce du levant devra eviter. de ttes les facons, j'allais moi meme faire mon marche qqs fois at tsc du centre ville ou celui d'achrafieh. IL ETAIT EVIDENT que les affaires allaient mal. tres mal. ainsi le tsc devoir au fisc libanais un milliard de $ en impots impayes ? comment diable serait ce possible sachant qu'une Ste qui ne fait pas de benefices ne peut jamais devoir rien au fisc, si ce n'est la TVA( que l'article ne mentionne meme pas ) faillite frauduleuse ? IMPOSSIBLE. faillite tt court : OUI. ce que je veux dire est qu'il faudra vraiment revoir les calculs ou un garnement de 10 ans verrait des erreurs flagrantes.
11 h 50, le 11 novembre 2017