Plusieurs responsables politiques libanais ont été reçus par le mufti de la République Abdellatif Deriane, mercredi à Dar el-Fatwa, afin de discuter de la crise gouvernementale qui a suivi la démission surprise du Premier ministre Saad Hariri.
Ce dernier a annoncé samedi dernier sa démission depuis Riyad. Lors de son allocution, il a accusé le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur le Liban, et affirmé craindre pour sa vie.
"Nous tenons à l'unité nationale et le mufti suit tous les développements avec un esprit national, a déclaré le ministre d'État pour la Lutte contre la corruption, Nicolas Tuéni. La formation d'un nouveau gouvernement dépend du retour de Riyad du Premier ministre Saad Hariri".
L'ancien ministre Abdel Rahim Mrad a, lui, affirmé, après avoir rencontré le mufti, que "tout le monde tient à adopter une position unifiée face à la situation".
"Nous sommes attachés à M. Hariri à la présidence du Conseil et nous l'attendons pour savoir ce qu'il s'est passé", a pour sa part déclaré le député Wi'am Wahab appelant à un dialogue entre l'Arabie et l'Iran.
"Il faut recourir à la raison, la sagesse et la perspicacité, a déclaré de son côté le député Ghazi Aridi. Nous savons comment assumer nos responsabilités nationales en ces circonstances".
Ces deux derniers jours, le mufti s'était entretenu avec de nombreux responsables, notamment la députée de Saïda Bahia Hariri, le ministre démissionnaire de l'Intérieur, Nohad Machnouk, l'ancien Premier ministre Nagib Mikati et l'ancien président Amine Gemayel.
Le président Aoun a de son côté entamé lundi des concertations politiques, qui toutefois ne sont pas consacrées à la nomination d'un nouveau chef de gouvernement. Il avait déjà prévenu qu'il attendrait le retour de M. Hariri au Liban avant d'accepter ou de refuser sa démission.
Ce dernier a annoncé samedi dernier sa démission depuis Riyad. Lors de son allocution, il a accusé le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur le Liban, et affirmé craindre pour sa vie.
"Nous tenons à l'unité nationale et le mufti suit tous les développements avec un esprit national, a déclaré le ministre d'État pour la Lutte contre la corruption, Nicolas Tuéni. La formation d'un nouveau gouvernement dépend du retour de Riyad du Premier ministre Saad Hariri".
L'ancien ministre Abdel Rahim Mrad a, lui, affirmé, après avoir rencontré le mufti, que "tout le monde tient à adopter...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine