Le président libanais Michel Aoun poursuivait mardi au pas de charge ses consultations politiques, trois jours après l'annonce de la démission surprise de Saad Hariri à Riyad.
Après avoir reçu dans la matinée les anciens chefs de l’État Amine Gemayel, Émile Lahoud et Michel Sleiman, ainsi que l'ancien président du Parlement Hussein Husseini, M. Aoun a reçu plusieurs anciens Premiers ministres.
L'ex-chef du gouvernement Nagib Mikati a salué la "sagesse" du chef de l’État qui lui a expliqué pourquoi il se montrait prudent avant d'acter la démission de Saad Hariri.
Le président Aoun, qui a été appelé au téléphone par M. Hariri pour être informé de cette démission, avait fait savoir qu'il ne l'accepterait qu'en cas de retour de Saad Hariri au Liban. Selon plusieurs experts juridiques, la démission de M. Hariri devrait pourtant être effective.
"Nous avons évoqué la crise actuelle et les moyens pour s'en sortir, et j'ai évoqué avec le président Aoun les causes de la démission de M. Hariri, et comment y remédier à l'avenir", a déclaré M. Mikati, lors d'un point de presse à l'issue de son entretien à Baabda.
"Le président m'a fait savoir qu'il restait prudent avant d'entamer des consultations, et cela est signe de sagesse. Protéger la Constitution relève de la responsabilité du chef de l’État. Je suis confiant et serein et nous nous en sortirons de cette crise si Dieu le veut", a conclu M. Mikati.
Le président de la République a ensuite reçu l'ancien Premier ministre Fouad Siniora. "Je suis en contact permanent avec Saad Hariri", a-t-il déclaré à l'issue de son entretien, assurant que ce dernier va prochainement revenir au Liban. "Son retour est une priorité", a-t-il déclaré. "Nous devons faire attention aux tensions auxquels nous sommes confrontés sur le territoire libanais. Nous devons respecter la Constitution et l'accord de Taëf, et mettre fin à la situation dans laquelle nous sommes", a-t-il ajouté.
L'ancien chef du gouvernement Tammam Salam ne se trouve pas au Liban en ce moment.
Après avoir reçu dans la matinée les anciens chefs de l’État Amine Gemayel, Émile Lahoud et Michel Sleiman, ainsi que l'ancien président du Parlement Hussein Husseini, M. Aoun a reçu plusieurs anciens Premiers ministres.
L'ex-chef du gouvernement Nagib Mikati a salué la "sagesse" du chef de l’État qui lui a expliqué pourquoi il se montrait prudent avant d'acter la démission de Saad Hariri.
Le président Aoun, qui a été appelé au téléphone par M. Hariri pour être informé de cette démission, avait fait savoir qu'il ne l'accepterait qu'en cas de retour de Saad Hariri au Liban. Selon plusieurs experts juridiques, la démission de M. Hariri...


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