Les anciens ministres libanais Achraf Rifi et Wi'am Wahab se sont affrontés verbalement lundi, via Twitter, signifiant leur désaccord quant à la procédure qui doit suivre la démission du Premier ministre, Saad Hariri, lequel se trouve toujours en Arabie saoudite depuis l'annonce de sa démission, samedi à Riyad.
"Le fait que le président de la République, Michel Aoun, n'ait pas encore fixé de date pour les consultations en vue de la désignation d'un nouveau Premier ministre est une violation claire de la Constitution", a estimé M. Rifi.
عدم تحديد الرئيس عون موعداً للإستشارات المُلزمة لتسمية رئيس الحكومة مخالفة دستورية واضحة
— General Ashraf Rifi (@Ashraf_Rifi) November 6, 2017
"Nous rejetons les accusations contre l'Arabie saoudite portées par des personnes proches de la présidence (de la République) qui continuent d'émettre des doutes quant à la démission de M. Hariri. M. Aoun doit assumer ses responsabilités", a ajouté Achraf Rifi.
مشاركة المقرَّبين من الرئاسة بالتشكيك باستقالة الرئيس الحريري وإختلاق إتهامات للسعودية وتشويه الحقائق أمرٌ مرفوض وعلى عون تحمُّل مسؤولياته
— General Ashraf Rifi (@Ashraf_Rifi) November 6, 2017
La réponse de M. Wahab, proche des milieux prosyriens, n'a pas tardé.
"Avant le retour de M. Hariri au Liban, tout débat est inutile, car même si nous voulions former un nouveau gouvernement, cela est impossible sans consultation de M. Hariri", a écrit l'ex-ministre druze.
قبل عودة الحريري الى لبنان لا معنى لأي نقاش لأنه حتى لو أردنا تشكيل الحكومة الأمر غير ممكن دون النقاش معه
— Wiam Wahhab (@wiamwahhab) November 6, 2017
Et d'insister : "Mon cher général Rifi, il est impossible de fixer une date pour les consultations sans avoir préalablement consulté M. Hariri et Dar el-Fatwa. Et la violation de la Constitution est permise si cela préserve le Liban. Le Liban est plus important que la Constitution".
عزيزي اللواء ريفي لا يمكن تحديد موعد للإستشارات دون التشاور مع سعد الحريري ودار الفتوى ومخالفة الدستور جائزة لحفظ الوطن لبنان أهم من الدستور
— Wiam Wahhab (@wiamwahhab) November 6, 2017
Saad Hariri a annoncé sa démission samedi à la surprise générale, alors qu'il se trouvait en Arabie saoudite. Il n'est toujours pas rentré au Liban. Sa démission a eu l'effet d'une bombe sur la scène libanaise. Le président Michel Aoun attend son retour pour se prononcer sur sa démission. Le chef du gouvernement démissionnaire pourrait regagner Beyrouth dans les prochaines heures, selon des informations non confirmées.
"Le fait que le président de la République, Michel Aoun, n'ait pas encore fixé de date pour les consultations en vue de la désignation d'un nouveau Premier ministre est une violation claire de la Constitution", a estimé M. Rifi.
عدم تحديد الرئيس عون موعداً للإستشارات المُلزمة لتسمية رئيس الحكومة مخالفة دستورية واضحة
— General Ashraf Rifi (@Ashraf_Rifi) November 6, 2017
"Nous rejetons les accusations contre l'Arabie saoudite portées par...


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