La France et le Royaume-Uni ont accueilli froidement un projet russe de pourparlers de paix à Sotchi en Russie à la mi-novembre entre le régime syrien et l'opposition, soulignant la nécessité de ne pas aller contre le processus politique mené à Genève.
"Est-ce que cela aide ou non le processus de Genève" et l'émissaire des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura ? "C'est le seul critère", a souligné l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, interrogé par des journalistes sur la position française sur ce projet russe. L'ONU "doit être au premier plan". "Toute initiative renforçant le processus de Genève est la bienvenue. Mais toute initiative en dehors de ce processus ne la serait pas, et vouée à l'échec", a-t-il insisté.
"La route vers la paix passe par Genève", a renchéri son homologue britannique, Matthew Rycroft. "Après avoir pris un détour significatif par Astana, on nous dit maintenant qu'il y a besoin d'un autre détour par Sotchi", a ironisé le diplomate. "Je reste dubitatif" et "si cela nous détourne (de Genève), nous ne sommes pas intéressés", a-t-il dit.
Les factions de l'opposition syrienne en exil ont exclu mercredi toute participation à ces pourparlers, qualifiant l'initiative de "blague" et rejetant des négociations qui ne seraient pas parrainées par l'ONU.
Moscou a annoncé mardi vouloir organiser le 18 novembre un "Congrès du dialogue national syrien", assurant avoir invité les principaux groupes de l'opposition à cette réunion programmée à Sotchi, dans le sud du pays.
L'annonce de la Russie, allié indéfectible du régime de Bachar el-Assad, est intervenue à l'issue d'un nouveau cycle de pourparlers de paix sur la Syrie, qui s'est achevé mardi à Astana, capitale du Kazakhstan.
Ces discussions à Astana ont depuis le début été regardées avec distance par les puissances occidentales. La France et le Royaume-Uni privilégient une approche via l'ONU et donc les réunions organisées en Suisse.
Initialement envisagés fin octobre, de nouveaux pourparlers sur la Syrie sont prévus à partir du 28 novembre à Genève, sous l'égide de l'ONU.
Depuis 2011 et le début du conflit meurtrier qui ravage la Syrie, toutes les initiatives prises pour trouver une issue à la guerre ont échoué, avec le sort réservé au président Assad comme principale pierre d'achoppement.
La guerre en Syrie a fait plus de 330.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.
"Est-ce que cela aide ou non le processus de Genève" et l'émissaire des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura ? "C'est le seul critère", a souligné l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, interrogé par des journalistes sur la position française sur ce projet russe. L'ONU "doit être au premier plan". "Toute initiative renforçant le processus de Genève est la bienvenue. Mais toute initiative en dehors de ce processus ne la serait pas, et vouée à l'échec", a-t-il insisté.
"La route vers la paix passe par Genève", a renchéri son homologue...


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