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Nos lecteurs ont la parole - Joe Abi Harb

Ce qu’il nous reste à faire

« Les autorités libanaises ne sont en aucun cas responsables des propos et prises de position dans ce film, qui sont strictement le fruit de la pensée de l'auteur. » Premier message que nous lisons sur le grand écran. The Insult de Ziad Doueiri est l'un de ces films qui nous renvoient dans nos pensées et nous mettent face à la réalité.
Je salue la qualité de ce film, dans l'image, le jeu, l'écriture... le talent !
Facebook n'a jamais été ma zone d'expression, mais je pense qu'aujourd'hui, parler de ce film et de ce qu'il représente en vaut la peine.
Les autorités libanaises se sont complètement distanciées du contenu de ce film. Mais... est-ce totalement vrai ? A-t-on jamais vu un film être interdit de projection au Liban pour des raisons souvent inexplicables ? Ces autorités locales ne cherchaient-elles pas elles aussi peut-être, à une époque où l'on ne se dit même plus bonjour, à faire passer un certain message ? On ne le saura sans doute jamais.
Ce film tel qu'il nous a été présenté nous réveille et ravive la sonnette d'alarme qui retentit de plus en plus fort. On oublie nos idées préconçues, on évite les analyses à base de parti pris et subjectives qu'on a tant l'habitude de clamer haut et fort et on va voir ce film.
Je ne défends ni l'un ni l'autre. Mais je veux continuer de croire qu'il est peut-être un jour possible que l'on accepte l'histoire de l'autre ; que l'on se mette autour d'une table ronde et que l'on raconte notre histoire. Eux et nous – nous et eux : aucun ne possède une vérité absolue, nous avons beaucoup de choses à nous dire pour pouvoir tourner la page et construire ensemble ou séparément un Liban comme on pourrait en rêver. « Truth and Reconciliation » is what we need. Ces années de non-dits (1948-1990) seront-elles traduites dans les livres d'histoire de nos enfants ? Oui (il faudrait), parce qu'on en sortira tous gagnants.
Nous avons compris dans ce film les réalités de notre superficiel quotidien. La haine ne mène qu'à la haine. Nous savons ce qu'il nous reste à faire.
Nous avons tous besoin d'espoir.

 

« Les autorités libanaises ne sont en aucun cas responsables des propos et prises de position dans ce film, qui sont strictement le fruit de la pensée de l'auteur. » Premier message que nous lisons sur le grand écran. The Insult de Ziad Doueiri est l'un de ces films qui nous renvoient dans nos pensées et nous mettent face à la réalité.Je salue la qualité de ce film, dans l'image, le jeu, l'écriture... le talent !Facebook n'a jamais été ma zone d'expression, mais je pense qu'aujourd'hui, parler de ce film et de ce qu'il représente en vaut la peine.Les autorités libanaises se sont complètement distanciées du contenu de ce film. Mais... est-ce totalement vrai ? A-t-on jamais vu un film être interdit de projection au Liban pour des raisons souvent inexplicables ? Ces autorités locales ne cherchaient-elles pas elles aussi...
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