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Bahreïn: une militante condamnée à trois ans de prison pour une fausse bombe

Une militante bahreïnie et son fils de 18 ans ont été condamnés lundi à trois ans de prison chacun sous l'accusation d'avoir déposé une fausse bombe, a indiqué une ONG.

Hajar Mansoor Hassan, 49 ans et son fils, Sayed Nizar Alwadaei, qui n'étaient pas présents au tribunal, étaient accusés d'avoir posé une fausse bombe sur la voie publique et ils ont été condamnés en vertu d'une loi antiterroriste, a précisé le Bahrain Institute for Human Rights and Democracy (BIRD), basé à Londres.

Mahmood Marzouq, 30 ans, le neveu de Mme Hassan, a été acquitté dans l'affaire de la fausse bombe, mais a été condamné à six semaines de prison et à une amende de 100 dinars (230 euros) pour possession d'un poignard, selon le BIRD.

Amnesty International a relevé, dans un tweet, que Mme Hassan est la belle-mère d'un directeur de BIRD et a vu dans la sentence des représailles contre ce directeur, Sayed Ahmad alwadaei.
Mme Hassan, son fils et M. Marzouq sont détenus depuis mars dernier.
Mme Hassan était l'une des cinq femmes qui ont observé une grève de la faim de six jours la semaine dernière pour protester contre leurs conditions de détention à la prison Issa Town.

Dans un rapport publié le 27 mars dernier, un groupe de rapporteurs spéciaux de l'ONU a indiqué qu'il y avait suffisamment d'éléments pour affirmer que des enquêteurs bahreïnis avaient menacé Sayed Nizar Alwadaei pour "se venger contre lui" en liaison avec les activités de BIRD.

Le 26 octobre, 15 ONG, dont Amnesty International et Reporters sans frontières, avaient publié une lettre ouverte aux gouvernements notamment du Canada, de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, leur demandant d'oeuvrer à la libération de Mme Hassan, de M. Alwadaei et de M. Marzouq.

Le petit royaume de Bahreïn, siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, mène depuis 2011 une sévère répression contre les représentants de la majorité chiite qui demandent des réformes et le respect des droits de l'Homme.

La dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn nie toute discrimination envers les chiites et accuse l'Iran voisin d'attiser les tensions, ce que dément Téhéran.

Une militante bahreïnie et son fils de 18 ans ont été condamnés lundi à trois ans de prison chacun sous l'accusation d'avoir déposé une fausse bombe, a indiqué une ONG.
Hajar Mansoor Hassan, 49 ans et son fils, Sayed Nizar Alwadaei, qui n'étaient pas présents au tribunal, étaient accusés d'avoir posé une fausse bombe sur la voie publique et ils ont été condamnés en vertu d'une loi antiterroriste, a précisé le Bahrain Institute for Human Rights and Democracy (BIRD), basé à Londres.
Mahmood Marzouq, 30 ans, le neveu de Mme Hassan, a été acquitté dans l'affaire de la fausse bombe, mais a été condamné à six semaines de prison et à une amende de 100 dinars (230 euros) pour possession d'un poignard, selon le BIRD.
Amnesty International a relevé, dans un tweet, que Mme Hassan est la belle-mère d'un directeur de...