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ONU/Syrie: les Etats-Unis veulent prolonger l'enquête sur les armes chimiques

AFP
20/10/2017

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley, a demandé vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU d'"agir maintenant" pour prolonger l'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, même si la Russie risque d'y opposer son veto.

Les Etats-Unis ont fait circuler un projet de résolution prolongeant d'un an le mandat des experts en armes chimiques de l'ONU et de l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) chargés de la Syrie.

Le Conseil de sécurité pourrait voter dès lundi sur cette résolution.
Mais la Russie, proche alliée de la Syrie, pourrait utiliser son droit de veto. Moscou souhaite d'abord consulter un rapport sur l'attaque au gaz sarin le 4 avril à Khan Cheikhoun, petite ville dans le nord de la Syrie. Les experts doivent rendre leurs conclusions sur cette attaque le jeudi 26 octobre.

"Nous devons agir maintenant et soutenir la prolongation du travail de la JIM", la commission d'enquête, baptisée Joint Investigative Mechanism (JIM), a écrit Nikki Haley dans une lettre adressée au Conseil de sécurité et obtenue par l'AFP.

La JIM a été créée par le Conseil de sécurité en 2015 pour enquêter sur les différentes utilisations d'armes chimiques depuis le début de la guerre en Syrie il y a 2016. Son mandat expire le 18 novembre.

Depuis sa création, la commission d'enquête a conclu à la responsabilité du gouvernement syrien dans des attaques au chlore sur trois villages en 2014 et 2015, et à l'utilisation par l'organisation Etat islamique de gaz moutarde en 2015.

Les Etats-Unis reprochent à la Russie de lier le prolongement de son mandat aux conclusions du rapport sur l'attaque au gaz sarin de Khan Cheikhoun.

Le document pourrait impliquer Damas dans cette attaque qui a fait 83 morts, selon l'ONU. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont déjà accusé le régime de Bachar el-Assad d'en être responsable.

"Ça n'a rien à voir avec la politique ou les conclusions du prochain rapport, il s'agit de s'assurer de la responsabilité de ceux qui usent de ces armes terribles, que ce soient des Etats membres des Nations unies ou des acteurs non-gouvernementaux", a insisté Nikki Haley.

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