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Yémen: nouveaux signes de tension dans le camp rebelle

De nouveaux signes de tension sont apparus au Yémen entre les rebelles houthis et l'ancien président Ali Abdallah Saleh qui se sont mutuellement accusés jeudi de menacer leur partenariat.
Les deux factions, qui contrôlent la capitale Sanaa depuis septembre 2014, sont représentées au sein d'un gouvernement rebelle non reconnu internationalement.

Dans une lettre adressée au Bureau politique d'Ansarullah qui représente les rebelles houthis, le Congrès populaire général (CPG) de M. Saleh s'est plaint d'une "campagne orchestrée" contre ses dirigeants.
Il a notamment signalé que ses "ministres" de la Santé, de l'Enseignement supérieur et des Biens religieux avaient été "humiliés" par des dirigeants houthis.

La lettre dresse les noms de 44 responsables houthis accusés d'être les auteurs de ces "humiliations" et affirme qu'il s'agit de "signes sur l'absence de volonté réelle des Houthis de maintenir le partenariat avec le CPG".

Le chef du bureau politique des Houthis, Salah Sammad, a réagi à cette lettre en accusant le CPG de ne pas respecter les accords passés entre les deux parties.
"De quel partenariat parlez-vous alors que vous êtes responsables du blocage du Conseil politique supérieur (équivalent de la présidence) et du travail du gouvernement", a-t-il écrit.

Il est même allé jusqu'à accuser les partisans de M. Saleh de recevoir des financements du gouvernement du président en exil Abd Rabbo Mansour Hadi pour "saper l'unité intérieure".

L'alliance entre les deux camps rebelles est passée fin août par une zone de turbulences après une attaque à Sanaa, attribuée aux Houthis, qui a coûté la vie à un proche de M. Saleh.
Une guerre verbale a opposé les deux parties qui ont massivement mobilisé leurs partisans pour des démonstrations de force dans la capitale, avant une baisse de tension.

Les Houthis et les partisans de M. Saleh ont formé une alliance en 2014 pour lutter contre l'actuel président Hadi.
Ils avaient alors réussi à s'emparer de vastes pans de territoire, même si les forces de M. Hadi ont regagné depuis du terrain dans le sud du Yémen grâce à l'appui d'une coalition militaire arabe conduite par l'Arabie saoudite.

De nouveaux signes de tension sont apparus au Yémen entre les rebelles houthis et l'ancien président Ali Abdallah Saleh qui se sont mutuellement accusés jeudi de menacer leur partenariat.Les deux factions, qui contrôlent la capitale Sanaa depuis septembre 2014, sont représentées au sein d'un gouvernement rebelle non reconnu internationalement.
Dans une lettre adressée au Bureau politique d'Ansarullah qui représente les rebelles houthis, le Congrès populaire général (CPG) de M. Saleh s'est plaint d'une "campagne orchestrée" contre ses dirigeants.Il a notamment signalé que ses "ministres" de la Santé, de l'Enseignement supérieur et des Biens religieux avaient été "humiliés" par des dirigeants houthis.
La lettre dresse les noms de 44 responsables houthis accusés d'être les auteurs de ces "humiliations" et affirme qu'il...