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La Chine ne manipule pas sa monnaie, selon l'administration Trump

AFP
18/10/2017

L'administration Trump a reconnu une fois de plus dans un rapport mardi que la Chine n'était pas coupable de sous-évaluer le yuan pour doper ses exportations, comme l'affirmait le candidat Donald Trump pendant sa campagne électorale.
Dans un rapport du Trésor sur les devises, remis deux fois par an au Congrès, Washington affirme qu'"aucun grand pays partenaire" n'a manipulé sa monnaie pendant les six premiers mois de 2017, ni ne remplit les critères d'échanges commerciaux qui pourraient le faire sanctionner par le Congrès.
Non seulement la Chine n'est pas classée comme un pays manipulateur de sa monnaie mais l'administration Trump se félicite à mots couverts des récentes mesures chinoises comme les contrôles de capitaux, qui ont permis d'éviter une dépréciation compétitive de la monnaie, le yuan (ou renminbi).
Les Etats-Unis dénoncent néanmoins l'excédent commercial "persistant" de la Chine: 357 milliards de dollars en biens de juin 2016 à juin 2017. Ils réclament que le pays ouvre son marché aux biens et services américains.
Mais Washington reconnaît aussi qu'après "avoir résisté pendant dix ans à l'appréciation du renminbi", Pékin a pris des mesures sur le marché des changes et récemment "empêché une dépréciation désordonnée de sa monnaie qui aurait eu des conséquences négatives pour les Etats-Unis, la Chine et le monde entier".
La Chine n'a pas été officiellement épinglée par le Congrès pour manipulation du yuan depuis 1994.
Le rapport dresse une liste de partenaires qu'il "surveille" pour leurs pratiques commerciales et sur le plan des devises.
Outre la Chine, le Japon est à l'index parce qu'il détient "le second plus important excédent en biens commerciaux avec les Etats-Unis" (à 69 milliards de dollars) et également encore l'Allemagne. Il est reproché à celle-ci de cumuler un "très important" excédent des comptes courants (qui comprend les échanges commerciaux et les flux de capitaux), "le plus gros du monde" à 270 milliards de dollars.
"Cet excédent représente un surplus substantiel des revenus allemands par rapport aux dépenses", dit le rapport qui presse Berlin de doper sa demande intérieure.
Mais Taïwan, qui a réduit ses interventions sur les marchés des changes, est retiré de la liste des pays sous surveillance.

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