Moyen Orient et Monde

Abadi : Le référendum d’indépendance au Kurdistan « fait partie du passé »

OLJ
18/10/2017

Le référendum d'indépendance kurde est « terminé et fait désormais partie du passé », de même que « son résultat », a affirmé hier soir le Premier ministre irakien, Haïder al-Abadi. « L'autorité centrale doit s'imposer partout en Irak (...). Je veux être juste avec tous les citoyens, a-t-il ajouté. Ce n'est pas juste que l'autorité centrale soit présente à Bassora, Salaheddine et Mossoul, et qu'elle ne le soit pas au Kurdistan. » M. Abadi a en outre appelé au dialogue sur la base du « partenariat au sein du même pays ». « Nous devons nous entendre dans le cadre de la Constitution, a-t-il dit. Il y a eu de mauvaises pratiques par le passé, nous voulons corriger ces pratiques qui nous ont menés là où nous en sommes. » Un peu plus tôt, le président Fouad Massoum, lui-même kurde, avait déclaré : « La tenue du référendum d'indépendance du Kurdistan a créé des différends dangereux entre le gouvernement central et le gouvernement du Kurdistan, et a eu pour résultat la restauration du contrôle des forces de sécurité fédérales à Kirkouk. »
En effet, hier matin, les troupes irakiennes ont repris la quasi-totalité des champs pétrolifères de la province de Kirkouk, ruinant les espoirs d'indépendance de la région autonome du Kurdistan en plein marasme économique. Les forces irakiennes sont ainsi entrées dans les deux principaux champs, Bay Hassan et Havana. Cinq des six champs pétrolifères de la province sont désormais sous le contrôle des autorités de Bagdad. Un seul champ mineur, celui de Khourmala, n'a pas été repris par les troupes de Bagdad. Ces dernières tiennent également le siège de la compagnie nationale (North Oil Company) ainsi que de nombreuses infrastructures pétrolières et gazières. En outre, près de la frontière syrienne, les forces irakiennes ont repris la ville de Sinjar, fief de la minorité yazidie. Et dans la province de Diyala, à l'est de Bagdad, les troupes irakiennes ont pris le contrôle de quatre secteurs, dont Jalaoula et Khanaqine. Les peshmergas retournent ainsi aux positions qu'ils tenaient avant 2014. Ce retour à ces positions était l'objectif affiché de Bagdad dans son offensive contre les Kurdes.

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