La menace semble s'estomper sur le financement et les liquidités des banques du Qatar du fait de la fuite de dépôts étrangers provoquée par la crise avec l'Arabie saoudite, a indiqué hier l'agence financière Fitch. Ces fonds ont été remplacés en grande partie par des dépôts du secteur public, mais aussi par des apports de gestionnaires d'actifs internationaux et des émissions de titres d'emprunt et de sukuk (bons islamiques), a indiqué l'agence dans un rapport.
Le mois dernier, l'agence Moody's a estimé qu'environ 30 milliards de dollars ont été retirés du système bancaire au Qatar en juin et en juillet. Elle a également estimé que le Qatar avait puisé dans ses réserves à hauteur de 38,5 milliards de dollars – soit 23 % de son PIB – pour soutenir l'économie au cours des deux premiers mois d'embargo. Le financement de la Banque centrale du Qatar, qui a fortement augmenté en juin, s'est ralenti en août, ce qui suggère que les banques n'ont plus besoin du soutien de cette institution, a ajouté Fitch.
Selon l'agence, la confiance des investisseurs internationaux envers le Qatar pourrait commencer à se rétablir, car les dépôts des institutions financières étrangères, en grande partie des gestionnaires d'actifs asiatiques, ont augmenté de 8 % en août, après avoir diminué de 19 % en juin et de 15 % en juillet. Qatar National Bank, la première banque du pays, a annoncé la semaine dernière une hausse saine des bénéfices nets pour le troisième trimestre et les neuf premiers mois de l'année.
Économie - Golfe
La menace sur les liquidités des banques du Qatar s’estompe
OLJ / le 18 octobre 2017 à 00h00

