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Moyen Orient et Monde - Syrie

Bataille pour capturer le dernier réduit jihadiste à Raqqa

Une femme combattante des FDS sur la ligne de front à Raqqa, hier. Erik De Castro/Reuters

Les forces antijihadistes soutenues par une coalition internationale conduite par Washington étaient engagées hier dans une bataille contre les derniers combattants du groupe État islamique retranchés à Raqqa, leur ex-« capitale » en Syrie sur le point de tomber.
Entrés dans Raqqa début juin, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) sont sur le point de reconquérir le dernier réduit contrôlé par quelques dizaines de jihadistes étrangers seulement, dans une ville désormais vidée de ses habitants. Comme c'est le cas à Raqqa, l'organisation ultraviolente est acculée dans ses derniers fiefs en Irak et en Syrie. Trois ans après sa fulgurante ascension, le « califat » autoproclamé en 2014 par l'EI s'écroule face aux offensives soutenues par les États-Unis ou la Russie.
Dans un immeuble dévasté surplombant ces deux poches jihadistes et les rues voisines, deux combattants kurdes attendent en silence. Un troisième combattant un peu plus loin crie : « Civils ! Venez vers nous ! » et, soudain, les pleurs d'un enfant retentissent à deux reprises à travers les rues ravagées. Mais aucun civil ne pointe le bout du nez.
« Les FDS mènent actuellement les batailles les plus dures » à Raqqa, a indiqué hier la porte-parole de l'offensive « Colère de l'Euphrate », Jihane Cheikh Ahmad.
Les derniers combats vont « mettre fin à la présence de Daech, cela signifie qu'ils ont le choix entre se rendre ou mourir », a-t-elle ajouté. Les FDS avaient annoncé dimanche que la bataille était entrée dans sa « phase finale ».
« Les éléments de l'EI encore présents résistent », a souligné Mme Cheikh Ahmad, précisant que leurs derniers secteurs « sont des zones fortifiées, où se trouvent de nombreux champs de mines ».
Le porte-parole de la coalition internationale a d'ailleurs annoncé « une augmentation des frappes en soutien » aux FDS. « Nous nous attendons à des combats difficiles », a souligné le colonel Ryand Dillon.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les FDS, qui contrôlent 90 % de Raqqa, ont repris le quartier d'al-Barid, dans le nord de la ville.
Un accord négocié par le conseil civil de Raqqa, une administration locale mise en place par les FDS, avait permis d'évacuer samedi 3 000 civils pris au piège des combats. Ils ont rejoint des zones contrôlées par les FDS, selon ces forces.
Quelque 275 jihadistes syriens et leurs familles ont quitté la ville en vertu de l'accord. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir s'ils avaient été autorisés à rejoindre d'autres régions aux mains de l'EI.
« Entre 250 et 300 terroristes étrangers ayant refusé l'accord et décidé de se battre jusqu'au bout se trouvent encore dans la ville, et certains ont leurs proches avec eux », avait assuré dimanche Talal Sello, un porte-parole des FDS.
Source : AFP

Les forces antijihadistes soutenues par une coalition internationale conduite par Washington étaient engagées hier dans une bataille contre les derniers combattants du groupe État islamique retranchés à Raqqa, leur ex-« capitale » en Syrie sur le point de tomber.Entrés dans Raqqa début juin, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) sont sur le point de reconquérir le dernier réduit contrôlé par quelques dizaines de jihadistes étrangers seulement, dans une ville désormais vidée de ses habitants. Comme c'est le cas à Raqqa, l'organisation ultraviolente est acculée dans ses derniers fiefs en Irak et en Syrie. Trois ans après sa fulgurante ascension, le « califat » autoproclamé en 2014 par l'EI s'écroule face aux offensives soutenues par les États-Unis ou la Russie.Dans un...
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