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La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) et l'Union nationale des syndicats des travailleurs ont réitéré hier leur appel à la hausse du salaire minimum dans le secteur privé à 1,2 million de livres (800 dollars), contre 675 000 livres (450 dollars) depuis janvier 2012.
En déplacement à Ali el-Nahri (Békaa) pour une rencontre avec les ouvriers, le président de l'Union nationale des syndicats des travailleurs (Fenasol), Castro Abdallah, a demandé aux « travailleurs de se mobiliser contre la politique fiscale du gouvernement pour la protection de leurs allocations sociales et la hausse du salaire minimum ». La semaine dernière, le Parlement a voté près d'une vingtaine de mesures fiscales devant financer le relèvement de la grille des salaires de la fonction publique, dont le relèvement d'un point de la TVA à 11 %. « Le gouvernement doit hausser le salaire minimum à 1,2 million de livres, voter une échelle mobile des salaires et refixer les indemnités familiales à 75 % du salaire minimum », a insisté M. Abdallah.
De son côté, le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL), Béchara Asmar, a également appelé à une « correction des salaires dans le secteur privé » lors d'un entretien avec le président des organismes économiques, le PDG du groupe Fransabank Adnane Kassar. « Il faut appeler à une réunion immédiate du comité de l'indice des prix afin qu'il évalue le coût de la vie et transmette son rapport au Conseil des ministres, en vue d'une correction des salaires et plus particulièrement d'une hausse du salaire minimum », a déclaré M. Asmar.
Le comité de l'indice des prix est un organe consultatif qui permet au ministère de réunir, au moins une fois par an, syndicats et organisations patronales afin d'émettre des recommandations au Conseil des ministres concernant le niveau des salaires ou le coût de la vie.
Sa dernière réunion, en août 2016, n'avait pas permis aux participants de trouver un terrain d'entente. Le débat sur la hausse du salaire minium est régulièrement remis sur le tapis par les syndicats, mais ces derniers se heurtent au refus catégorique du patronat, qui invoque des « conditions socio-économiques très difficiles ».


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