Deux ONG ont appelé jeudi le gouvernement français à soutenir fin octobre à l'Onu un projet de traité international sur les obligations des multinationales concernant les droits de l'homme, qui s'inspire de la loi française dite du "Rana Plaza".
Dans un communiqué, Les Amis de la Terre France et ActionAid France-Peuples solidaires demandent au gouvernement français de "promouvoir" la loi française sur le devoir de vigilance des sociétés mères, "en soutenant le projet de traité à l'ONU, lors de la prochaine session de négociations qui se tiendra du 23 au 27 octobre à Genève".
Cette loi, promulguée fin mars, oblige les multinationales françaises à établir un plan de vigilance chez leurs sous-traitants ou fournisseurs à l'étranger. L'objectif du texte est d'éviter des drames comme l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en avril 2013, un immeuble abritant des ateliers de confection pour de grandes marques occidentales. Cet accident avait tué plus d'un millier d'ouvriers et blessé plus de 2.000 autres.
Avec cette loi, "la France fait figure de pays pionnier en la matière", souligne Alice Bordaçarre, d'ActionAid France-Peuples Solidaires, citée dans le communiqué. "Elle a donc un rôle primordial à jouer dans les négociations à Genève fin octobre, et il serait incompréhensible que notre gouvernement ne soutienne pas activement ce projet de traité international, et ne pousse pas l'Union européenne à faire de même", ajoute-t-elle.
Avec l'Afrique du Sud, l'Equateur est à l'initiative d'un groupe de travail du Conseil des droits de l'homme de l'ONU en vue de l'adoption d'un traité contraignant sur les obligations des multinationales en matière de droits de l'homme.
Lancé en 2014, ce groupe discutera pour la première fois à Genève d'un projet de document. Pour l'instant, les pays occidentaux, dont l'UE et y compris la France, se sont montrés réticents.
Fin septembre, la ministre équatorienne des Affaires étrangères Maria Fernanda Espinosa a rencontré des députés français à Paris pour convaincre la France de soutenir son projet.
Dans un communiqué, Les Amis de la Terre France et ActionAid France-Peuples solidaires demandent au gouvernement français de "promouvoir" la loi française sur le devoir de vigilance des sociétés mères, "en soutenant le projet de traité à l'ONU, lors de la prochaine session de négociations qui se tiendra du 23 au 27 octobre à Genève".
Cette loi, promulguée fin mars, oblige les multinationales françaises à établir un plan de vigilance chez leurs sous-traitants ou fournisseurs à l'étranger. L'objectif du texte est d'éviter des drames comme l'effondrement du Rana Plaza au...


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