Le président libanais, Michel Aoun, a appelé mercredi à aller de l'avant après l'adoption la veille par le Parlement des mesures fiscales pour le financement de la nouvelle grille des salaires dans le secteur public, alors que l'ex-Premier ministre Nagib Mikati a réclamé des explications sur le coût de cette grille.
Devant une délégation de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) qu'il a reçue au palais de Baabda, le président Aoun a estimé que "ce qui a été accompli au niveau économique sera achevé avec les réformes, la lutte contre la corruption et le retour à l'équilibre au niveau de la production dans les différents secteurs".
M. Mikati a toutefois dénoncé une "improvisation" de la part de l’État, concernant le traitement du dossier de la grille des salaires. "J'ai exprimé mes réserves quant aux nouvelles taxes votées, car j'estime que ce que fait l’État, et surtout ce gouvernement, relève de l'improvisation, loin de toute vision globale et claire concernant la situation future", a-t-il affirmé lors d'un événement à Tripoli.
Et l'ancien Premier ministre d'ajouter : "J'ai réclamé qu'on expose de manière globale les coûts requis (pour financer la grille), mais jusqu'à présent, je n'ai pas obtenu de réponse claire (...)".
Par ailleurs, la Ligue des enseignants des cycles primaire et complémentaire du secteur public ont appelé l’État a réduire le taux d’impôts sur leur revenus.
Devant une délégation de la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) qu'il a reçue au palais de Baabda, le président Aoun a estimé que "ce qui a été accompli au niveau économique sera achevé avec les réformes, la lutte contre la corruption et le retour à l'équilibre au niveau de la production dans les différents secteurs".
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