Un français de 54 ans, ancien indicateur des douanes et des gendarmes, a été condamné lundi à sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Lille (Nord) pour trafic d'armes en bande organisée, dont certaines ont servi lors de l'attentat d'un magasin Hyper Cacher dans la banlieue est de Paris en 2015.
Claude Hermant, figure de l'extrême droite identitaire lilloise, devra aussi s'acquitter d'une amende de 30.000 euros. En détention provisoire depuis janvier 2015, il est le principal mis en cause de cette vaste affaire portant sur près de 500 armes, ayant nécessité plus de deux ans et demi d'instruction. Ce jugement est inférieur aux réquisitions du parquet, qui avait demandé dix ans de prison, soit la peine maximale encourue, et 150.000 euros d'amende.
Le commerce auquel se livrait M. Hermant a, en bout de chaîne, fini par équiper Amedy Coulibaly, auteur de l'attentat de l'Hyper Cacher. Six armes, dont des pistolets Tokarev, sont tombées dans les mains du jihadiste qui a assassiné en janvier 2015 quatre personnes dans ce magasin, avant d'être tué. La veille, il avait tué une policière municipale à Montrouge (banlieue sud de Paris). "On envisage très sérieusement de faire appel", a déclaré à l'AFP Me Maxime Moulin, avocat d'Hermant.
Lors de son procès, du 11 au 17 septembre, Claude Hermant a plusieurs fois invoqué les nécessités de sa mission d'informateur et d'infiltré pour justifier les achats d'armes démilitarisées en provenance d'Europe de l'Est, et leur remilitarisation. Sa compagne, Aurore J., a elle été condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, et 30.000 euros d'amende. Samir Ladjali, un des intermédiaires présumés de Coulibaly et inculpé dans le volet parisien du circuit des armes ayant fourni ce jihadiste, a écopé de cinq ans de prison et 15.000 euros d'amende.
Enfin, un agent de renseignement des douanes, Sébastien L., s'est vu infliger une peine de huit mois avec sursis.
Claude Hermant, figure de l'extrême droite identitaire lilloise, devra aussi s'acquitter d'une amende de 30.000 euros. En détention provisoire depuis janvier 2015, il est le principal mis en cause de cette vaste affaire portant sur près de 500 armes, ayant nécessité plus de deux ans et demi d'instruction. Ce jugement est inférieur aux réquisitions du parquet, qui avait demandé dix ans de prison, soit la peine maximale encourue, et 150.000 euros d'amende.
Le commerce auquel se livrait M. Hermant a, en bout de chaîne,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine