Quelque 2.000 éleveurs devaient manifester lundi après-midi à Lyon, dans le centre-est de la France, exaspérés devant la multiplication des attaques de loup qui mettent selon eux en péril l'élevage de brebis en plein air.
Le loup est un sujet de débat récurrent en France entre certains défenseurs de l'environnement favorable à sa protection, et les acteurs du pastoralisme traditionnel.
"Quand un jour tu découvres le cadavre d'une de tes brebis, égorgée par un loup, c'est horrible, c'est un traumatisme pour l'éleveur", a expliqué Nicolas Fabre, éleveur de 38 ans à Cornus, dans la région de l'Aveyron, au sud du pays.
Son troupeau de plus de 500 bêtes a été attaqué à deux reprises ces derniers mois, et trois brebis tuées, un phénomène qui va croissant depuis la réapparition du prédateur en France au début des années 90.
Sur la période 2016-2017, plus de 8.000 bêtes - des ovins essentiellement - ont été tuées dans des attaques attribuées au loup, surtout dans les Alpes françaises et le sud du pays.
En France, la population de "canis lupus" - espèce protégée en Europe - augmente et est désormais estimée à environ 360 individus, dont la présence est ardemment défendue par les organisations de protection de l'environnement.
Mais pour les éleveurs, la multiplication des loups menace désormais l'élevage traditionnel où les brebis pâturent à l'extérieur. Impossible de surveiller en permanence des troupeaux de plusieurs centaines de bêtes dispersés sur des dizaines d'hectares dans des zones accidentées et boisées, font-ils valoir.
Un nouveau "plan Loup" doit être négocié et mis en œuvre à partir de début 2018 par le ministère de l'Agriculture qui défend un objectif "zéro attaque", mais sans préciser comment l'atteindre.
La Fédération nationale ovine estime, elle, qu'"il faut pouvoir tirer sur le loup quand il attaque le troupeau", dit sa présidente, Michèle Boudoin. Et cela en dehors de tout quota d'abattages fixé à 40 jusqu'à fin juin 2018.
"Il faut que le loup ait peur de l'homme", argue Mme Boudoin, qui souhaite que le nouveau plan loup "remette en son cœur l'élevage et les éleveurs".
La précédente version du plan présentée en septembre avait conduit les associations d'éleveurs à claquer la porte de la réunion.
Le loup est un sujet de débat récurrent en France entre certains défenseurs de l'environnement favorable à sa protection, et les acteurs du pastoralisme traditionnel."Quand un jour tu découvres le cadavre d'une de tes brebis, égorgée par un loup, c'est horrible, c'est un traumatisme pour l'éleveur", a expliqué Nicolas Fabre, éleveur de 38 ans à Cornus, dans la région de l'Aveyron, au sud du pays.Son troupeau de plus de 500 bêtes a été attaqué à deux reprises ces derniers mois, et trois brebis tuées, un phénomène qui va croissant depuis la réapparition du prédateur en France au début des...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine