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Bonbonnes de gaz à Paris: trois hommes mis en examen par un juge antiterroriste

Trois hommes, dont deux fichés pour radicalisation islamiste, ont été inculpés par un juge antiterroriste dans l'enquête sur les bonbonnes de gaz retrouvées dans un immeuble de Paris, a indiqué samedi une source judiciaire.

Amine A., son cousin Sami B., et Aymen B., âgés de 28 à 30 ans, ont été interpellés lundi soir et présentés vendredi soir à un juge. Ils ont notamment été inculpés de "tentative d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste" puis écroués, conformément aux réquisitions du Parquet de Paris, selon cette source.

Trois membres de leur entourage, également placés en garde à vue lundi et mercredi, ont pour leur part été relâchés, sans poursuite à ce stade.
"Les conséquences humaines et matérielles auraient pu être dramatiques, sans que l'on sache à ce stade les raisons pour lesquelles cet immeuble a pu être pris pour cible", a déclaré vendredi le procureur de la République de Paris, François Molins, lors d'un point presse.

Dans la nuit 29 au 30 septembre, un habitant avait donné l'alerte après avoir découvert, "peu avant 4H30", quatre bonbonnes de gaz surmontées d'un dispositif de mise à feu électrique par téléphone, autour desquelles avait été versée beaucoup d'essence, au rez-de chaussée de son immeuble du XVIe arrondissement, un quartier aisé de la capitale. Pour une raison inconnue, trois appels n'ont pas réussi à déclencher le dispositif.

Le mode opératoire et l'ADN d'Aymen B., identifié sur les lieux, ont mis les enquêteurs sur la piste du trio.
Né à Paris, cet homme de 29 ans, était fiché S depuis juillet 2016 "en raison d'un prosélytisme pro-Daech" (acronyme arabe du groupe jihadiste État islamique), selon le procureur, et connu pour être en contact avec Amine A., 30 ans, également fiché S. Ce dernier "était pour sa part connu pour avoir été placé en garde à vue le 26 mars 2013 dans le dossier bien connu Forsane Alizza", du nom d'un groupuscule islamiste radical dissous en 2012 par les autorités françaises, a expliqué François Molins. Quant à Sami B., le cousin de 28 ans d'Aymen B. avec lequel il avait de nombreux contacts téléphoniques, les policiers ont retrouvé du matériel correspondant au dispositif à son domicile.

En septembre 2016, cinq bonbonnes de gaz, sans dispositif de mise à feu, avaient été découvertes dans une voiture à Paris, non loin de la cathédrale Notre-Dame. Un commando de femmes, téléguidé de Syrie par l'EI, avait été arrêté.

Trois hommes, dont deux fichés pour radicalisation islamiste, ont été inculpés par un juge antiterroriste dans l'enquête sur les bonbonnes de gaz retrouvées dans un immeuble de Paris, a indiqué samedi une source judiciaire.
Amine A., son cousin Sami B., et Aymen B., âgés de 28 à 30 ans, ont été interpellés lundi soir et présentés vendredi soir à un juge. Ils ont notamment été inculpés de "tentative d'assassinat en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste" puis écroués, conformément aux réquisitions du Parquet de Paris, selon cette source.
Trois membres de leur entourage, également placés en garde à vue lundi et mercredi, ont pour leur part été relâchés, sans poursuite à ce stade."Les conséquences humaines et matérielles auraient pu être dramatiques, sans que l'on sache à ce stade...