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Technologies - Internet

Le téléviseur revient fièrement trôner dans les salons

Qui a vraiment envie de regarder « Game of Thrones » sur sa petite tablette ? L'écran de télévision revient cette année en force, moins cher, plus grand et surtout en très haute définition.

YouTube est devenu un important fournisseur de contenus sur les smart TV. Photo Bigstock

Aux stands des salles d'exposition, les badauds ne s'agglutinent pas devant les impressionnants écrans de 77 pouces aux allures de home cinema pour rêvasser. Ils demandent le prix et la date de sortie.
« L'ultra-haute définition commence à s'imposer comme une norme établie. Pour la première fois en tant que consommateur, vous pouvez être à peu près sûr qu'un poste acheté cette année sera compatible avec des contenus du futur », explique Paul Gray, du cabinet d'études IHS. Cette émulation, avec une stratégie offensive des fabricants pour faire baisser les prix, « est en train de créer un phénomène de Il me la faut absolument », complète Hans-Joachim Kamp, président de la GFU, fédération professionnelle qui a co-organisé le dernier salon IFA de Berlin. « Pour la première fois, la taille n'est plus le premier critère d'achat d'un nouveau poste en Allemagne, mais c'est la résolution », ajoute-t-il. Un modèle de télévision reste en moyenne cinq années dans les salons et le budget moyen de l'usager européen pour le renouveler se situe désormais autour de 800-900 euros.
Pour du très haut de gamme, les premiers prix tournent plutôt autour de 1 500-2 000 euros. Et pour prétendre rejoindre cette niche prisée, il faut nécessairement en 2017 porter la mention « OLED ».
Cette technologie OLED, qui remplit l'écran de diodes autonomes, offre une image très contrastée avec des noirs profonds et une excellente netteté des séquences en mouvement.

L'enjeu des contenus
Samsung est le seul à ne pas y croire. Son directeur marketing, David Lowes, estime que de très bons écrans LCD, donc à cristaux, peuvent parvenir au même rendu : des phares de voitures qui vous éblouissent vraiment ou des gouttes de sang qui semblent prêtes à vous éclabousser pendant un match de boxe. On pourrait penser que cette guerre technologique pour la succession des tubes cathodiques, en s'accompagnant de formats multiples, déroute le consommateur. Mais on constate aussi qu'elle le stimule.
Selon une étude de la GFU, 29 % des téléviseurs vendus au premier semestre dans le monde étaient des postes à ultra-haute définition, et les ventes d'écrans OLED ont quasiment doublé sur la même période. Les téléspectateurs investissent et en veulent aussi pour leur argent, lorsque se pose la question des contenus. Cette année, les fabricants de téléviseurs sont souvent accompagnés de leurs nouveaux meilleurs amis : les studios de production. Comme Panasonic, qui a annoncé un partenariat avec la 20th Century et Samsung pour développer, libre de droits, le format du futur, le « HDR10+ ».
La télévision doit désormais être connectée à internet – donc se muer en smart TV – pour que ses utilisateurs bénéficient de l'explosion des contenus conçus pour la très haute définition.
« La VOD a un énorme impact chez les consommateurs, ils veulent pouvoir enchaîner les épisodes d'une série et prendre leurs distances avec les contenus linéaires de la télévision – comme mon fils, qui n'utilise plus que YouTube et Netflix comme fournisseur de contenus et jamais la télévision », développe Paul Gray, d'IHS.
Le retour de la télévision dans les salons doit beaucoup au regain d'intérêt de la jeune génération, qui délaisse tablettes, scrolling sans fin sur le portable et ordinateur de bureau. Selon la GFU, 60 % des 16-39 ans regardent plus la télévision qu'avant.

Source : AFP

Aux stands des salles d'exposition, les badauds ne s'agglutinent pas devant les impressionnants écrans de 77 pouces aux allures de home cinema pour rêvasser. Ils demandent le prix et la date de sortie.« L'ultra-haute définition commence à s'imposer comme une norme établie. Pour la première fois en tant que consommateur, vous pouvez être à peu près sûr qu'un poste acheté cette année sera compatible avec des contenus du futur », explique Paul Gray, du cabinet d'études IHS. Cette émulation, avec une stratégie offensive des fabricants pour faire baisser les prix, « est en train de créer un phénomène de Il me la faut absolument », complète Hans-Joachim Kamp, président de la GFU, fédération professionnelle qui a co-organisé le dernier salon IFA de Berlin. « Pour la première fois, la taille n'est plus le...
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