Le Fonds monétaire international (FMI) a salué hier l'ambitieux programme économique Vision 2030 du prince héritier Mohammad ben Salmane lancé en 2016. Il a cependant conseillé à l'Arabie saoudite de ne pas aller trop vite dans ses réformes et dans les hausses des prix, alors que le royaume reste confronté à la baisse de ses revenus pétroliers et sujet à des déficits budgétaires d'un total de 170 milliards d'euros (soit 199 milliards de dollars) entre 2014 et 2016, et d'un déficit de 45 milliards d'euros (près de 53 milliards de dollars) en 2017. L'économie de l'Arabie s'est contractée au cours des deux premiers trimestres de 2017. Des mesures d'austérité ont été prises jusqu'ici, et consistaient à augmenter les taxes sur le tabac, les boissons gazeuses et énergisantes, à imposer des taxes sur les expatriés et à hausser les prix de l'énergie et de l'eau. L'augmentation des prix de l'essence et de l'électricité pourrait atteindre 80 % et devrait générer 57,7 milliards d'euros (près de 68 milliards de dollars) d'ici à 2020, selon le FMI. Les taxes et la TVA qui sera instaurée début 2018 devraient générer 17 milliards d'euros (soit 20 milliards de dollars) d'ici à 2020, soit 2 à 3 % du PIB.
Grâce à ces mesures, la croissance des secteurs non pétroliers devrait se redresser, mais la croissance globale du PIB restera proche de zéro, compte tenu du recul de la production pétrolière.
Économie - Arabie Saoudite
Le FMI conseille à Riyad d’étaler la mise en œuvre de ses réformes
OLJ / le 06 octobre 2017 à 00h00


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