La France a salué mercredi la mémoire de l'ancien président irakien et vétéran de la cause kurde Jalal Talabani, décédé mardi à 83 ans au moment où la région du Kurdistan s'est engagée unilatéralement sur la voie de l'indépendance.
"La disparition de Jalal Talabani est une perte pour les Irakiens, tout particulièrement pour les Kurdes, dont il était l'une des grandes figures politiques et morales", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès Romatet-Espagne.
"Après avoir résisté au régime de Saddam Hussein, il avait activement participé à la reconstruction du pays en contribuant de façon significative à la rédaction de la Constitution irakienne de 2005. L'objectif posé par cette Constitution d'un Irak à la fois souverain, pluriel et démocratique reste entièrement d'actualité", a-t-elle ajouté.
M. Talabani, fondateur de l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) et premier président kurde de l'Irak (2005-2014), est mort quelques jours après l'organisation d'un référendum controversé sur l'indépendance du Kurdistan autonome irakien.
Ce référendum, approuvé à une écrasante majorité, a entraîné un isolement économique du Kurdistan et une montée des tensions régionales, Bagdad et ses voisins turc et iranien s'opposant à toute velléité d'indépendance kurde.
La France, qui entretient historiquement de bonnes relations avec les Kurdes irakiens, a insisté ces dernières semaines sur la nécessité d'un "Irak uni", tout en évoquant "les droits du peuple kurde".
Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi, qui refuse toute ingérence extérieure sur le dossier, est attendu jeudi à Paris en visite officielle.
"La disparition de Jalal Talabani est une perte pour les Irakiens, tout particulièrement pour les Kurdes, dont il était l'une des grandes figures politiques et morales", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès Romatet-Espagne.
"Après avoir résisté au régime de Saddam Hussein, il avait activement participé à la reconstruction du pays en contribuant de façon significative à la rédaction de la Constitution irakienne de 2005. L'objectif posé par cette Constitution d'un Irak à la fois souverain, pluriel et démocratique reste entièrement...


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