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Le Kurdistan, sujet à éviter de la visite à Paris du Premier ministre irakien

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi sera jeudi en visite officielle à Paris pour parler lutte antiterroriste et relations économiques, a confirmé mardi la présidence française, évitant de mentionner le sujet du Kurdistan, objet d'une passe d'armes récente par communiqués interposés entre Paris et Bagdad.

M. Abadi, accompagné d'une importante délégation ministérielle, sera reçu par le président Emmanuel Macron, pour des discussions essentiellement axées sur la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, en passe de perdre tous ses fiefs en Irak.

"C'est une visite très importante car on est à un moment critique des opérations militaires. L'Irak va entrer dans une phase de reconstruction politique et de stabilisation, il y a des perspectives importantes de développement", a fait valoir l'Elysée, rappelant que la France, membre de la coalition internationale anti-EI, avait aussi engagé depuis fin 2014 64 millions d'euros d'aide pour les régions libérées de l'emprise des jihadistes.

Paris avait également annoncé fin août un prêt de 430 millions d'euros en 2017 à l'Irak.

La visite de M. Abadi, prévue depuis fin août, intervient dans un contexte extrêmement tendu entre Bagdad et le Kurdistan autonome irakien, à couteaux tirés depuis la tenue du référendum d'indépendance le 25 septembre initié par le président kurde Massoud Barzani.

Le référendum, approuvé à une écrasante majorité, a entraîné un isolement économique du Kurdistan et une montée des tensions régionales, Bagdad et ses voisins turc et iranien s'opposant à toute velléité d'indépendance kurde.

Samedi, l'Elysée, en annonçant la visite de M. Abadi, avait indiqué que M. Macron proposerait l'aide de la France "pour ne pas laisser les tensions s'installer", et, tout en insistant sur l'"unité de l'Irak", avait évoqué "les droits du peuple kurde".

Bagdad, qui refuse toute ingérence extérieure dans ce dossier, a répliqué immédiatement en indiquant que la visite en France de M. Abadi n'était en aucun cas liée à la crise au Kurdistan, et que "les droits des Kurdes" n'avaient pas été évoqués avec M. Macron.
"Il sera naturel d'évoquer le contexte (kurde), et nous aurons à cœur d'écouter ce que diront nos interlocuteurs irakiens", s'est borné à dire la présidence française jeudi.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi sera jeudi en visite officielle à Paris pour parler lutte antiterroriste et relations économiques, a confirmé mardi la présidence française, évitant de mentionner le sujet du Kurdistan, objet d'une passe d'armes récente par communiqués interposés entre Paris et Bagdad.
M. Abadi, accompagné d'une importante délégation ministérielle, sera reçu par le président Emmanuel Macron, pour des discussions essentiellement axées sur la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, en passe de perdre tous ses fiefs en Irak.
"C'est une visite très importante car on est à un moment critique des opérations militaires. L'Irak va entrer dans une phase de reconstruction politique et de stabilisation, il y a des perspectives importantes de développement", a fait valoir l'Elysée, rappelant...