Problèmes d'hygiène, d'insécurité ou d'accès: de nombreux élèves français renoncent à fréquenter les toilettes de leur établissement avec, à la clé, des risques pour leur santé, s'alarme un rapport publié mardi.
"Les toilettes de mon collège, j'y vais le moins possible", raconte Rose, une élève en première année de collège. "Elles ne donnent pas envie: il y a du pipi par terre, des portes cassées qui ne ferment pas et il manque parfois du papier pour s'essuyer". Même rejet chez Raphaël, en dernière année d'école primaire: "Dans mon école, plein de garçons s'amusent à coller du papier toilette sur les murs. Ils y passent toute la récré et je n'ai pas du tout envie de me retrouver là avec eux". Alors, il y va "une fois par jour, grand maximum" et y reste "le moins longtemps possible".
Des toilettes qui ne donnent pas envie: le problème semble récurrent dans les écoles françaises. En 2016 déjà, une enquête soulignait qu'un tiers des élèves craignaient d'aller aux toilettes de leur établissement. La nouvelle étude publiée mardi, réalisée par le Conseil national d'évaluation du système scolaire, confirme le mal. Près de quatre collèges et lycées publics sur dix (39%) déclarent ne pas avoir suffisamment de sanitaires dans leurs locaux. La moitié des établissements (53%) ne les nettoient qu'une fois par jour.
Et 16% des collèges déclarent avoir déjà été alertés sur des problèmes de sécurité. Résultat: "beaucoup (d'élèves) se retiennent, ont mal au ventre", déplore Caroline Jean, infirmière scolaire dans le centre de la France.
Dans certains établissements, il n'est même plus possible de se laver les mains. "Dans mon collège, les élèves jouaient dans les toilettes et arrivaient en classe couverts de mousse", raconte ainsi Céline, professeur de français et latin dans l'ouest de la France. "Au lieu de chercher une solution, on a tout simplement supprimé les savons".
Au collège Travail-Langevin à Bagnolet, en région parisienne, le problème a été pris à bras le corps: "Nous avions des toilettes vétustes, mal éclairées, pas chauffées, et peu respectées par les élèves, qui n'osaient pas s'y rendre", raconte la principale Pascale Petit. Pour mettre fin à ce "cercle vicieux", l'établissement a proposé un atelier de mise en valeur picturale des lieux par les élèves, accompagné par une association de graffeurs locaux. Désormais, les toilettes ont retrouvé leur lustre. Et leur fréquentation a augmenté.
"Les toilettes de mon collège, j'y vais le moins possible", raconte Rose, une élève en première année de collège. "Elles ne donnent pas envie: il y a du pipi par terre, des portes cassées qui ne ferment pas et il manque parfois du papier pour s'essuyer". Même rejet chez Raphaël, en dernière année d'école primaire: "Dans mon école, plein de garçons s'amusent à coller du papier toilette sur les murs. Ils y passent toute la récré et je n'ai pas du tout envie de me retrouver là avec eux". Alors, il y va "une fois par jour, grand maximum" et y reste "le moins longtemps possible".
Des toilettes qui ne...


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