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Référendum en Catalogne : la police parlemente, mais sans intervenir

Des policiers de Catalogne (nord-est de l'Espagne) ont commencé dimanche aux alentours de 7h00 (5h00 GMT) à s'approcher de bureaux de vote occupés par des militants décidés à protéger le référendum sur l'indépendance interdit pour parler aux manifestants, ou les observer sans intervenir, ont constaté des journalistes de l'AFP.

A 6h50 du matin à Barcelone, devant le lycée Escuela Vedruna de Gracia, deux Mossos d'Esquadra (policiers régionaux catalans) ont ainsi fendu la foule qui avait afflué au petit matin. Mais les deux policiers n'ont pas pu rentrer, bloqués par l'assistance, qui a fait barrage pour leur empêcher l'accès. Ils ont alors demandé qui était le "responsable", une question suivie d'un silence de mort... puis une clameur: "Tous !". Puis un des deux agents a expliqué qu'il attendrait un éventuel responsable dehors, avant de s'éloigner avec son collègue, sous les applaudissements de la foule criant: "Votarem!", "Nous voterons !".

Devant une autre école de Barcelone, une journaliste de l'AFP a aussi vu vers 7h00 des policiers régionaux, observant l'école, mais sans s'approcher. D'autres témoins à Barcelone ont rapporté à l'AFP des scènes similaires dans trois quartiers différents.

La justice avait ordonné mercredi que la police régionale, éventuellement assistée par la garde civile et la police nationale, déployées en force dans la région avec des renforts de quelque 10.000 agents, déloge les manifestants dimanche à 6h00 du matin au plus tard. Mais les Mossos, proches des Catalans, avaient répondu qu'ils ne mettraient en oeuvre la mesure d'expulsion qu'en l'absence de risque de troubles.

L'Espagne, déjà exposée au nord à l'indépendantisme d'une partie de la société basque, vit depuis le début du mois de septembre sa pire crise politique depuis presque 40 ans: le 6 septembre, le Parlement catalan a adopté une loi pour organiser ce référendum malgré son interdiction, arguant du fait que les indépendantistes le réclament depuis 2012. Une majorité d'habitants de cette région du nord-est, représentant 20% du PIB, souhaite un référendum légal, mais ils sont très divisés sur l'indépendance, presque à parts égales.

Le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy était décidé à l'interdire, soulignant qu'il est contraire à la Constitution, comme en France, en Italie ou en Allemagne. Mais les autorités régionales ont encore assuré samedi que tout était en place pour le vote, dans quelque 2.300 centres, afin que 5,3 des 7,5 millions de Catalans puissent participer.

Des policiers de Catalogne (nord-est de l'Espagne) ont commencé dimanche aux alentours de 7h00 (5h00 GMT) à s'approcher de bureaux de vote occupés par des militants décidés à protéger le référendum sur l'indépendance interdit pour parler aux manifestants, ou les observer sans intervenir, ont constaté des journalistes de l'AFP.
A 6h50 du matin à Barcelone, devant le lycée Escuela Vedruna de Gracia, deux Mossos d'Esquadra (policiers régionaux catalans) ont ainsi fendu la foule qui avait afflué au petit matin. Mais les deux policiers n'ont pas pu rentrer, bloqués par l'assistance, qui a fait barrage pour leur empêcher l'accès. Ils ont alors demandé qui était le "responsable", une question suivie d'un silence de mort... puis une clameur: "Tous !". Puis un des deux agents a expliqué qu'il attendrait un éventuel...