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Liban - Affaire Ahmad El-Assir

Le mufti Chaar : Le tribunal militaire est « l’allié » du Hezbollah

Le mufti de Tripoli, le cheikh Malek Chaar, a vivement stigmatisé hier la condamnation à mort prononcée jeudi par le tribunal militaire à l'encontre du cheikh salafiste Ahmad el-Assir, estimant que cette juridiction est liée au Hezbollah.
Le procès contre Ahmad el-Assir, qui impliquait également son frère et ses deux fils, ainsi que l'ancien chanteur Fadl Chaker et trente-huit autres personnes salafistes, portait sur des attaques commises en 2013 contre l'armée à Abra (banlieue de Saïda).
Tout en condamnant « toute sorte d'actes et de positions de nature à porter atteinte à la paix et la sécurité, notamment des attaques contre l'armée et les forces sécuritaires », le cheikh Chaar a estimé que « le tribunal militaire n'est pas habilité à rendre des jugements contre ceux qui attentent à la sécurité de l'État, parce qu'il est allié à un parti déterminé (en allusion au Hezbollah ». Il a dans ce cadre invoqué la compétence des tribunaux de droit commun pour juger de tels actes, appelant même à supprimer la juridiction militaire.
« Pour les Libanais en général, la justice du tribunal militaire n'est pas source de tranquillité », a poursuivi le cheikh Chaar, estimant que les décisions de ce tribunal sont « discrétionnaires ». Il a fait valoir que celui-ci « n'a jugé aucun membre du Hezbollah », se demandant « pourquoi les personnes impliquées dans les événements de Abra sont jugées, alors que les responsables des événements du 7 mai (2008) et des attentats contre les mosquées al-Taqwa et al-Salam (à Tripoli, en 2013) restent libres » ?
Les parents et proches d'Ahmad el-Assir et des autres condamnés islamistes se sont rassemblés hier devant le siège de Dar el-Fatwa à Saïda, en présence du vice-président du bureau politique de la Jamaa islamiya, Bassam Hammoud, pour protester contre les verdicts du tribunal militaire.
À Tripoli, un rassemblement a par ailleurs eu lieu pour réclamer la remise en liberté d'islamistes qui attendent depuis de nombreuses années leur jugement dans la prison de Roumieh.

Le mufti de Tripoli, le cheikh Malek Chaar, a vivement stigmatisé hier la condamnation à mort prononcée jeudi par le tribunal militaire à l'encontre du cheikh salafiste Ahmad el-Assir, estimant que cette juridiction est liée au Hezbollah.Le procès contre Ahmad el-Assir, qui impliquait également son frère et ses deux fils, ainsi que l'ancien chanteur Fadl Chaker et trente-huit autres personnes salafistes, portait sur des attaques commises en 2013 contre l'armée à Abra (banlieue de Saïda).Tout en condamnant « toute sorte d'actes et de positions de nature à porter atteinte à la paix et la sécurité, notamment des attaques contre l'armée et les forces sécuritaires », le cheikh Chaar a estimé que « le tribunal militaire n'est pas habilité à rendre des jugements contre ceux qui attentent à la sécurité de l'État,...
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