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Des élus nationalistes flamands dimanche en Catalogne pour soutenir le vote

Les nationalistes flamands de la N-VA jugent "inacceptable" l'attitude de Madrid qui a interdit le référendum d'autodétermination en Catalogne, et plusieurs élus du parti seront dimanche à Barcelone pour témoigner leur soutien au vote, a-t-on appris vendredi auprès du parti.
"Il n'y aura pas de délégation officielle, rien n'est organisé par le parti, mais c'est clair que plusieurs élus vont faire le déplacement à titre individuel", a déclaré à l'AFP Anne-Laure Mouligneaux, porte-parole de la Nouvelle Alliance flamande (Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA).

Parmi la petite centaine d'élus que compte le parti --au pouvoir en Belgique au sein d'une coalition avec le centre-droit--, deux au moins devraient se rendre en Catalogne.
Il s'agit du député fédéral Peter Luykx et du député européen Mark Demesmaeker, a précisé la porte-parole, confirmant des informations du quotidien La Libre Belgique.
"L'attitude de Madrid est stupide et inacceptable. Laissez les Catalans voter", a tweeté cette semaine le président de la N-VA et maire d'Anvers (nord), Bart De Wever, accompagnant son message d'une photo montrant une marée humaine défilant en brandissant des drapeaux aux couleurs de la Catalogne.

A deux jours d'un référendum d'autodétermination interdit par Madrid, le gouvernement régional catalan poursuivait vendredi son objectif d'organiser le scrutin en annonçant qu'il mettra en place 2.300 bureaux de vote, malgré les efforts de Madrid pour qu'il n'ait pas lieu.
Lors d'une conférence de presse, le gouvernement régional a donné des précisions sur le dispositif prévu pour dimanche, malgré la saisie de matériel de vote et la décision de la justice espagnole de mettre sous scellés les bureaux de vote.

La N-VA considère qu'en agissant ainsi, les autorités espagnoles "limitent les droits démocratiques des Catalans", selon Mme Mouligneaux.

L'attitude de Londres en 2014 à l'égard du référendum sur l'indépendance de l'Ecosse avait été "beaucoup plus intelligente", a-t-elle souligné.

La N-VA prône, comme le stipule l'article premier de ses statuts, la création d'"une République indépendante de Flandre", dans le nord néerlandophone de la Belgique, afin de garantir "une meilleure gouvernance et plus de démocratie".
Mais le parti a mis cette revendication entre parenthèses depuis qu'il est associé à la coalition au pouvoir, emmenée par le Premier ministre Charles Michel, un libéral francophone.
Dans ce gouvernement en place depuis octobre 2014, la N-VA détient notamment les portefeuilles de l'Intérieur, de la Défense et des Finances.

Les nationalistes flamands de la N-VA jugent "inacceptable" l'attitude de Madrid qui a interdit le référendum d'autodétermination en Catalogne, et plusieurs élus du parti seront dimanche à Barcelone pour témoigner leur soutien au vote, a-t-on appris vendredi auprès du parti."Il n'y aura pas de délégation officielle, rien n'est organisé par le parti, mais c'est clair que plusieurs élus vont faire le déplacement à titre individuel", a déclaré à l'AFP Anne-Laure Mouligneaux, porte-parole de la Nouvelle Alliance flamande (Nieuw-Vlaamse Alliantie, N-VA).
Parmi la petite centaine d'élus que compte le parti --au pouvoir en Belgique au sein d'une coalition avec le centre-droit--, deux au moins devraient se rendre en Catalogne.Il s'agit du député fédéral Peter Luykx et du député européen Mark Demesmaeker, a précisé la...