Une série d'indicateurs économiques bien orientés publiés vendredi au Japon viennent soutenir le Premier ministre japonais Shinzo Abe aux premiers jours d'une campagne pour des élections législatives anticipées qu'il a lui-même provoquées.
"Dans un contexte de dénatalité et vieillissement accéléré de la population, ce scrutin du 22 octobre sera déterminant pour l'avenir des enfants", avait déclaré jeudi M. Abe, qui a fait de l'état de santé de la troisième économie du monde l'enjeu principal du scrutin.
Ses principaux thèmes de campagne sont l'utilisation de l'argent issu d'une hausse promise de TVA, le report au-delà de 2020 d'un retour à l'équilibre du solde du budget des administrations publiques (hors charge de la dette) et la poursuite de sa stratégie de relance baptisée "abenomics".
Les chiffres publiés pour le mois d'août devraient donner un coup de pouce à son Parti libéral-démocrate (PLD, droite) face à un rival inattendu, le tout nouveau Parti de l'Espoir de la charismatique gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike.
Dans un Japon où la déflation freine depuis deux décennies l'activité des particuliers et des entreprises, les prix à la consommation, hors produits périssables, ont augmenté de 0,7% en août sur un an, accélérant la tendance positive constatée depuis le début de l'année.
La consommation des ménages a progressé de 0,6% sur un an, un regain bienvenu après le repli de juillet. Les foyers japonais demeurent extrêmement précautionneux et épargnent. La promesse de M. Abe de rendre gratuite une partie de la scolarité des tout-petits vise à les inciter à davantage dépenser par ailleurs pour stimuler l'activité économique.
Le taux de chômage est resté stable en août depuis juin, à 2,8% de la population active, un seuil qui ne s'était pas vu depuis 1994 et le nombre d'offres d'emplois dépasse très largement les demandes. Enfin, la production industrielle a rebondi de 2,1% en août sur un mois.
Il faudra cependant plus que ces statistiques pour que M. Abe parvienne à convaincre les électeurs, d'autant que Mme Koike compte les séduire avec des arguments susceptibles de faire mouche. Elle propose notamment de geler la hausse de la TVA, qui est censée passer de 8% actuellement à 10% en octobre 2019.
"Dans un contexte de dénatalité et vieillissement accéléré de la population, ce scrutin du 22 octobre sera déterminant pour l'avenir des enfants", avait déclaré jeudi M. Abe, qui a fait de l'état de santé de la troisième économie du monde l'enjeu principal du scrutin.
Ses principaux thèmes de campagne sont l'utilisation de l'argent issu d'une hausse promise de TVA, le report au-delà de 2020 d'un retour à l'équilibre du solde du budget des administrations publiques (hors charge de la dette) et la poursuite de sa stratégie de relance baptisée "abenomics".
Les chiffres...


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