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Manille réclame des millions d'arriérés de taxes à Philippine Airlines

Le gouvernement de Manille a réclamé à la compagnie aérienne nationale Philippine Airlines 7,3 milliards de pesos (122 millions d'euros) d'arriérés de charges, la menaçant de poursuites judiciaires.

De son côté, le président philippin Rodrigo Duterte a menacé la compagnie Philippine Airlines (PAL) de la priver d'accès au principal aéroport de Manille si elle ne s'acquittait pas de ses dettes.

Le ministère des Transports réclame le paiement de taxes d'atterrissage, de décollage et de navigation, dont certaines sont très anciennes. "Le ministère des Transports a envoyé à PAL la demande finale de paiement", a déclaré jeudi à la presse Ernesto Abela, porte-parole du président Rodrigo Duterte.
Le gouvernement se prépare à intenter "les poursuites judiciaires appropriées de façon à protéger ses intérêts", a ajouté le porte-parole sans autre précision.

La compagnie a publié un communiqué pour expliquer qu'elle coopérait avec les autorités afin de résoudre ce différend tout en donnant un chiffre inférieur, de 6,63 milliards de pesos.
"Ces derniers mois, l'Autorité de l'aviation civile des Philippines et PAL ont travaillé ensemble pour vérifier ces demandes, dans le cadre de leurs efforts mutuels pour régler cette obligation".
Le porte-parole du président a expliqué que PAL n'avait pas à payer ces taxes du temps où elle était encore nationalisée. La compagnie a été privatisée en 1992.

Dans un discours mardi, le président Duterte avait fait état d'une conversation avec le président de PAL, le multimilliardaire Lucio Tan.
"Vous utilisez des bâtiments publics, l'aéroport, vous avez des arriérés de dette pour l'utilisation des pistes. Je vous donne dix jours. Payez. Sans quoi, plus d'aéroport".
PAL Holdings, maison mère de PAL, a enregistré une perte nette de 501 millions de pesos au deuxième trimestre en raison d'une hausse du coût du kérosène et de charges liées au leasing d'avions.

Des concurrents à bas coût ont fait leur apparition sur le marché de l'archipel mais PAL a toujours la flotte la plus importante. Elle est la seule compagnie philippine à desservir l'Amérique du Nord et l'Europe.
L'action de PAL Holdings a terminé inchangée à la Bourse jeudi, à 5,15 pesos.

Le gouvernement de Manille a réclamé à la compagnie aérienne nationale Philippine Airlines 7,3 milliards de pesos (122 millions d'euros) d'arriérés de charges, la menaçant de poursuites judiciaires.
De son côté, le président philippin Rodrigo Duterte a menacé la compagnie Philippine Airlines (PAL) de la priver d'accès au principal aéroport de Manille si elle ne s'acquittait pas de ses dettes.
Le ministère des Transports réclame le paiement de taxes d'atterrissage, de décollage et de navigation, dont certaines sont très anciennes. "Le ministère des Transports a envoyé à PAL la demande finale de paiement", a déclaré jeudi à la presse Ernesto Abela, porte-parole du président Rodrigo Duterte.Le gouvernement se prépare à intenter "les poursuites judiciaires appropriées de façon à protéger ses intérêts", a...