Un homme de 28 ans va être jugé en France pour "atteinte sexuelle" sur une enfant de 11 ans, un rapport "consenti" selon la justice qui a écarté le chef d'accusation de "viol", suscitant la controverse.
Le 24 avril, à Montmagny, au nord de Paris, la fillette a suivi l'homme, qui l'avait déjà abordée à deux reprises, jusqu'à son appartement où ils ont eu une relation sexuelle.
Selon l'avocat du prévenu, la pré-adolescente avait donné son "consentement explicite". "La seule question est de savoir si mon client connaissait l'âge de la plaignante", estime Me Marc Goudarzian.
Alors que sa famille a porté plainte pour viol, décrivant une enfant tétanisée, incapable de se défendre, les enquêteurs ont considéré que cette relation était consentie car "il n'y avait eu ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise" à l'encontre de la mineure.
Si le prévenu, père de deux enfants, reconnaît les faits, il affirme qu'il tenait la jeune fille, déjà pubère, pour plus âgée qu'elle n'en avait l'air. La défense assure aussi que la plaignante n'avait "pas froid aux yeux" puisqu'elle avait envoyé des photos d'elle "dénudée" à des inconnus via un chat.
"Il y a une différence entre la curiosité et le consentement à un acte sexuel avec un gars de 28 ans dans une cage d'escalier. Elle n'avait jamais fait un +smack+", rétorque l'avocate de la plaignante, Me Carine Diebolt, en affirmant que quelques jours avants les faits, la fillette avait montré à l'homme un carnet scolaire où figurait son âge.
La qualification d'atteinte sexuelle est passible de 5 ans d'emprisonnement. L'agression sexuelle ou le viol, s'il y a pénétration, peuvent être punis de 20 ans de réclusion quand la victime est mineure.
Le procès, qui devait se tenir mardi, a été renvoyé au 13 février le temps d'examiner une question de procédure.
Le 24 avril, à Montmagny, au nord de Paris, la fillette a suivi l'homme, qui l'avait déjà abordée à deux reprises, jusqu'à son appartement où ils ont eu une relation sexuelle.Selon l'avocat du prévenu, la pré-adolescente avait donné son "consentement explicite". "La seule question est de savoir si mon client connaissait l'âge de la plaignante", estime Me Marc Goudarzian.Alors que sa famille a porté plainte pour viol, décrivant une enfant tétanisée, incapable de se défendre, les enquêteurs ont considéré que cette relation était consentie car "il n'y avait eu ni violence, ni contrainte, ni menace, ni surprise" à...


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