Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Grille des salaires: déclarations contradictoires avant le Conseil des ministres

Plusieurs ministres libanais se sont exprimés au sujet de la grille des salaires du secteur public, alors que le gouvernement est réuni en Conseil des ministres depuis midi afin de trouver une solution à ce dossier, après l'annulation par le Conseil constitutionnel de la loi qui prévoit le financement de cette grille.

"Il y aura une décision d'accorder (aux fonctionnaires) la nouvelle grille des salaires, et il n'y a pas d'objections au sujet de la proposition du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, si elle est complète", a déclaré le ministre de la Justice, Salim Jreissati.

M. Khalil avait assuré les fonctionnaires que son ministère avait "préparé l'échéancier du versement des salaires en conformité avec l'adoption de la nouvelle grille entrée en vigueur".

À la lumière des concertations entamées dimanche et qui se poursuivent aujourd'hui, il est question de trois cas de figure : reporter la grille des salaires pour une durée d'un mois, le temps que les taxes de financement soient établies dans le cadre d'un projet de budget ; payer les salaires des fonctionnaires dès la fin du mois courant (quitte à prendre quelques jours sur le mois d'octobre) et redoubler d'efforts pour mettre sur pied le budget et trouver une issue pour le bilan comptable ; dépasser enfin la question de la loi de règlement (bilan comptable) qui empêche le budget de voir le jour. Cette troisième option, qui a vraisemblablement la préférence du président de la République, Michel Aoun, est proposée par le ministre de la Justice, Salim Jreissati. Elle consiste à modifier pour une fois les dispositions de l'article 87 de la Constitution, selon lequel le compte définitif de l'administration des finances pour l'exercice clos doit être approuvé avant la promulgation du budget du deuxième exercice.

"Grille, budget, clôture des comptes, taxes. Si des solutions ne sont pas trouvées à ces niveaux, je ne sais pas quel sera l'avenir des finances de l'Etat", a mis en garde le ministre des Déplacés, Talal Arslane.

Le ministre de l'Information Melhem Riachi a fait savoir, quant à lui, qu'il n'est "pas certain qu'une décision d'octroyer la grille des salaires sera rendue publique aujourd'hui".

Le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk s'est voulu de son côté rassurant : "Les propos selon lesquels la stabilité du gouvernement est en danger sont exagérés", a-t-il dit.

Même son de cloche de la part du ministre des Travaux publics et des Transports, Youssef Fenianos : "Je ne craint pas pour la stabilité du gouvernement", a-t-il fait savoir.

"La solution existe, elle nécessite seulement un cadre juridique", a estimé le ministre d'Etat à la Planification, Michel Pharaon.

"La grille est un droit (...) mais le financement de celle-ci nécessite des discussions", a tempéré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohammad Fneich.

Plusieurs ministres libanais se sont exprimés au sujet de la grille des salaires du secteur public, alors que le gouvernement est réuni en Conseil des ministres depuis midi afin de trouver une solution à ce dossier, après l'annulation par le Conseil constitutionnel de la loi qui prévoit le financement de cette grille.
"Il y aura une décision d'accorder (aux fonctionnaires) la nouvelle grille des salaires, et il n'y a pas d'objections au sujet de la proposition du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, si elle est complète", a déclaré le ministre de la Justice, Salim Jreissati.
M. Khalil avait assuré les fonctionnaires que son ministère avait "préparé l'échéancier du versement des salaires en conformité avec l'adoption de la nouvelle grille entrée en vigueur".
À la lumière des concertations entamées dimanche et...