Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé hier la Birmanie de se livrer à un « terrorisme bouddhiste » contre les Rohingyas, une minorité musulmane apatride, dont des centaines de milliers de membres ont fui au Bangladesh voisin. « Les bouddhistes sont toujours considérés comme des ambassadeurs de bonne volonté », a déclaré M. Erdogan lors d'un colloque à Istanbul. « Actuellement, il y a clairement un terrorisme bouddhiste qui se déroule en Birmanie. Vous ne pourrez pas passer ça sous silence avec du yoga ou je ne sais quoi », a-t-il ajouté.
Le chef de l'État turc, qui s'est érigé en défenseur des communautés musulmanes à travers le monde et s'est montré très virulent à propos de cette crise, a répété qu'un « génocide » est actuellement en cours en Birmanie. Recep Tayyip Erdogan a également fustigé hier la promptitude des Occidentaux à dénoncer le « terrorisme islamiste » mais à ignorer le « terrorisme » juif, chrétien ou bouddhiste.
Moyen Orient et Monde
Erdogan dénonce le « terrorisme bouddhiste »
OLJ / le 26 septembre 2017 à 00h00

