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Trois membres du Conseil islamique suisse inculpés de propagande pro-el-Qaëda

Les procureurs suisses ont inculpé trois membres du Conseil central islamique suisse (CCIS) soupçonnés de propagande en faveur du groupe islamiste el-Qaëda.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère public de la Confédération (MPC) précise que l'un d'eux est accusé d'avoir filmé des clips en Syrie en septembre-octobre 2015 avec un représentant local d'el-Qaëda. Ces deux vidéos ont ensuite été utilisées à des fins de propagande et "relayées activement par les trois accusés (...) au travers des réseaux sociaux et lors d'une manifestation publique".

"Le MPC reproche aux prévenus d'avoir offert avec ces vidéos de propagande au représentant dirigeant d'el-Qaëda une plateforme de premier plan, multilingue et multimédia pour présenter et propager avantageusement sa propre personne et l'idéologie de l'organisation terroriste el-Qaëda", précisent les procureurs.

Sur son site internet, le Conseil central islamique suisse se présente comme une association dont l'un des buts affichés est de "réduire les préjugés parmi la population contre l'islam".

Son porte-parole, Abdel Azziz Qaasim Illi, a estimé que ces inculpations étaient "à l'évidence politiquement motivées" et que l'association ne craignait pas un "procès spectacle politique".

Dans une réaction envoyée par courrier électronique, il précise qu'il est au nombre des trois membres de l'association visés par l'acte d'accusation, avec le président du CCIS, Nicolas Blancho, et son responsable des productions culturelles de l'association, Naïm Cherni.

La vidéo incriminée est une interview d'un imam saoudien, Abdallah al-Muhaysini, qui, ajoute-t-il, dément représenter el-Qaëda.

"Le but de cette interview était de contrer la propagande (de l'Etat islamique) avec une personnalité crédible du spectre de la rébellion syrienne modérée. L'interview en elle-même n'a jamais porté sur el-Qaëda", poursuit-il.

Muhaysini est considéré comme un terroriste à la fois par le gouvernement syrien et ses alliés et par les Etats-Unis, qui l'affilient au groupe Tahrir al-Cham. Arrivé en Syrie en 2013, très actif sur les réseaux sociaux, il a survécu en juin à une tentative d'assassinat.

Une soixantaine de procédures pénales sont actuellement ouvertes en Suisse en relation avec le "complexe du terrorisme jihadiste" et portent majoritairement sur des "soupçons de soutien à des organisations terroristes par le biais de propagande", souligne le MPC dans son communiqué.

Les procureurs suisses ont inculpé trois membres du Conseil central islamique suisse (CCIS) soupçonnés de propagande en faveur du groupe islamiste el-Qaëda.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère public de la Confédération (MPC) précise que l'un d'eux est accusé d'avoir filmé des clips en Syrie en septembre-octobre 2015 avec un représentant local d'el-Qaëda. Ces deux vidéos ont ensuite été utilisées à des fins de propagande et "relayées activement par les trois accusés (...) au travers des réseaux sociaux et lors d'une manifestation publique".
"Le MPC reproche aux prévenus d'avoir offert avec ces vidéos de propagande au représentant dirigeant d'el-Qaëda une plateforme de premier plan, multilingue et multimédia pour présenter et propager avantageusement sa propre personne et l'idéologie de...