Moyen Orient et Monde

Que donnera cette année le rassemblement diplomatique le plus couru de la planète ?

Assemblée générale de l’ONU
18/09/2017

C'est le rassemblement diplomatique le plus couru de la planète. Plus de 196 leaders mondiaux, dont 90 chefs d'État, se retrouvent au Palais de Verre pour l'ouverture de la 72e session de l'Assemblée générale de l'ONU, qui démarre ses travaux le mardi 19 septembre sous la présidence du ministre des Affaires étrangères de la Slovaquie, Miroslav Lajcak, et la vice-présidence d'Israël – une première pour ce pays –, représenté par son ambassadeur à l'ONU Danny Danon.

Cette session de haute diplomatie, axée sur les sujets brûlants de l'heure, permettra-t-elle de faire avancer les différents agendas internationaux ? De faire face aux grands défis mondiaux, à l'aune d'un président américain qui veut réduire drastiquement la contribution américaine à l'ONU, se démarquer clairement de l'accord de Paris sur le climat et, éventuellement, abandonner le rôle des États-Unis au Conseil des droits de l'homme ?

Réforme de l'ONU

Il faut dire que les leaders du monde plancheront sur du sérieux : la dénucléarisation de la Corée du Nord, « une des crises les plus dangereuses auquel fait face l'ONU », selon son secrétaire général, Antonio Guterres ; le Myanmar ; la crise syrienne ; la Libye, le Mali et le Sud-Soudan ; la lutte contre le terrorisme et la cybersécurité ; le développement durable et la famine, etc.
En outre, un important débat sur le développement du système de réforme de l'ONU, parrainé par les États-Unis, aura lieu aujourd'hui lundi, en présence de Donald Trump.

« La semaine des premières »

« Ce sera la semaine des premières, avec trois nouveaux venus sur la scène internationale : Antonio Guterres, Donald Trump, qui s'exprimera mardi matin à la tribune de l'Assemblée générale, et le président français Emmanuel Macron, qui visite pour la première fois les Nations unies et qui discourra également demain », indique une source diplomatique européenne de haut niveau.
« Cette visite est très importante pour le président Macron. Ce sera pour lui une parfaite occasion de présenter sa vision du multilatéralisme et du rôle que jouera la France, qui entend justement porter la flamme de l'action multilatérale pour le dialogue et la résolution des conflits », a précisé pour sa part une source onusienne de haut niveau.

Souvenirs

Tout le monde attend, naturellement, l'intervention de Donald Trump. Créera-t-il l'événement, comme cela s'est déjà produit, à plusieurs reprises, au cœur de cet auguste Palais de Verre ? Qui a oublié Nikita Khrouchtchev, Mister Niet, l'ancien président de l'URSS, qui, en pleine guerre froide dans les années 60, avait brandi sa chaussure en signe de protestation ? Ou l'ex-président cubain, Fidel Castro, qui, narguant son homologue américain Bill Clinton, avait prononcé un discours de 269 minutes ? Ou bien l'ex-président libyen, Moammar Kadhafi, enveloppé d'un grand caftan marron, qui était arrivé en retard pour prendre la parole pendant plus de 96 minutes et qui avait déchiré avec hargne la Charte de l'ONU ?
Ou encore l'ex-président vénézuélien Hugo Chavez, qui avait fait le signe de la croix pour exorciser le « diable » George W. Bush, qui avait prononcé son discours sur ce même podium, ou l'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad, dont l'intervention extrêmement agressive avait provoqué le départ de nombreux diplomates ?

Présents et absents

En attendant, le protocole onusien assure la présence, en principe, de nombreux chefs d'État ou de gouvernement : Teresa May (Royaume-Uni), Benjamin Netanyahu (Israël), Justin Trudeau (Canada), Mahmoud Abbas (Autorité palestinienne), Hassan Rouhani (Iran), Michel Aoun (Liban) et Abdel-Fattah al-Sissi (Égypte), entre autres. Les absents seront nombreux également, avec quelques grosses pointures, dont Vladimir Poutine (Russie), Xi Jinping (Chine) ou Narendra Modi (Inde), mais aussi Nicolas Maduro (Venezuela) et Aung San Suu Kyi (Myanmar), dans la tourmente en ce moment, tout comme les présidents syrien et nord-coréen.

Dans un monde chargé de crises et de conflits, ces discours, réunions, et discussions bilatérales porteront–ils leurs fruits ? « Seules les Nations unies peuvent rassembler la communauté internationale pour faire face aux plus grands défis mondiaux de cette manière », note un diplomate européen.

 

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wayzani jamal

MON DIEUX QU'ELLE MASCARADE
VICE PRÉSIDENCE DU PAYS LE PLUS TERRORISTE AU MONDE.
LE PAYS QUI BAFOUE TOUTES LES RÉSOLUTIONS DE L'ONU;
MASSKHARA!

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