Le patronat espagnol a appelé vendredi au respect de la loi en Catalogne, appuyant Madrid dans le bras de fer sur le référendum d'indépendance convoqué par l'exécutif régional catalan en dépit des décisions de justice.
"Ce que souhaitent les entreprises c'est la sécurité juridique, et lorsque celle-ci est altérée, il faut prendre toutes les mesures nécessaires et opportunes pour rétablir la réalité juridique", a déclaré Juan Rosell, le président de la patronale espagnole CEOE lors d'une interview sur la radio Cadena Ser.
"Nous appuyons toutes les actions qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre pour faire respecter la légalité en vigueur", avait auparavant annoncé le CEOE dans un communiqué.
Les pouvoirs publics "ont l'obligation et la responsabilité de défendre, avec prudence mais fermeté, la démocratie et l'Etat de droit" a souligné à son tour dans un communiqué le Cercle des Entrepreneurs, association regroupant 220 entreprises, dont une grande partie des groupes de l'Ibex-35, l'indice vedette de la Bourse de Madrid.
Le gouvernement espagnol et les tribunaux ont formellement interdit le référendum d'autodétermination convoqué unilatéralement par l'exécutif de Catalogne pour le 1er octobre. Les séparatistes sont majoritaires au Parlement catalan depuis 2015, mais la société catalane est profondément divisée selon les sondages.
"Je crois qu'il y a beaucoup d'étapes intermédiaires entre l'indépendance (...) et la soumission totale", a précisé M. Rosell, lui-même originaire de Barcelone, en plaidant pour une réforme de la Constitution.
"Il faut faire de la politique avec une majuscule, il faut revenir à ce que nous avons fait dans les années 77 et 78", lors de l'élaboration de l'actuelle Constitution au sortir de la dictature du général Franco, pour "reconstruire un pacte entre tous".
"De la même manière que les Américains amendent leur Constitution, peut-être devons-nous faire des changements, des réformes à notre Constitution (...) afin de pouvoir vivre tranquillement pendant les quarante prochaines années", a conclu M. Rosell.
Le Cercle des Entrepreneurs insiste lui sur la nécessité de "grandes réformes" dont celle du financement des régions. La revendication d'une plus grande autonomie budgétaire, comme celle du Pays Basque qui est autorisé à lever l'impôt, a nourri la montée de l'indépendantisme en Catalogne ces dernières années.
"Ce que souhaitent les entreprises c'est la sécurité juridique, et lorsque celle-ci est altérée, il faut prendre toutes les mesures nécessaires et opportunes pour rétablir la réalité juridique", a déclaré Juan Rosell, le président de la patronale espagnole CEOE lors d'une interview sur la radio Cadena Ser."Nous appuyons toutes les actions qu'il est nécessaire de mettre en oeuvre pour faire respecter la légalité en vigueur", avait auparavant annoncé le CEOE dans un communiqué.
Les pouvoirs publics "ont l'obligation et la responsabilité de défendre, avec prudence mais fermeté, la démocratie et...


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