Dernières Infos

Tillerson à Londres pour des réunions sur la Corée du Nord et la Libye

AFP
14/09/2017

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson s'est entretenu jeudi matin à Londres avec la Première ministre britannique Theresa May, première d'une série de rencontres sur la Libye et la Corée du Nord.

Le chef de la diplomatie américaine devait notamment se réunir en fin de matinée avec son homologue britannique Boris Johnson et un responsable français pour évoquer la coordination de l'aide après le passage de l'ouragan Irma aux Caraïbes ainsi que la crise nord-coréenne.
Le dernier essai nucléaire de Pyongyang a entraîné l'adoption lundi de nouvelles sanctions par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Rex Tillerson "ne perd jamais une occasion" de "souligner la nécessité d'accroître la pression sur la Corée du Nord afin de réunir tous les outils diplomatiques, militaires et économiques pour parvenir à la dénucléarisation de la péninsule coréenne", a expliqué à des journalistes un haut responsable du département d'Etat, Brian Hook.

De son côté, le Royaume-Uni se veut "au coeur de la mobilisation de l'opinion mondiale en vue de parvenir à une solution diplomatique", assure la diplomatie britannique dans un communiqué.
Londres et Paris ont soutenu la fermeté de Washington à l'ONU, même si le projet de sanctions draconiennes initial a été amendé pour obtenir l'aval de la Chine et de la Russie, principaux partenaires de la Corée du Nord.
Européens et Américains étudient la possibilité de prendre d'ultérieures sanctions unilatérales.

L'émissaire de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé devait ensuite, jeudi après-midi, faire le point sur la situation dans ce riche pays pétrolier livré au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, lors d'une réunion ministérielle organisée par Boris Johnson à laquelle participeront, outre Rex Tillerson, des représentants français, italien, égyptien et des Emirats arabes unis.
Ces pays vont chercher à "surmonter l'impasse politique" en Libye, selon le communiqué du ministère britannique des Affaires étrangères.

"Nous espérons mettre l'accent sur la médiation menée par les Nations unies et sur le processus politique, leur donner un nouvel élan pour parvenir à rétablir l'unité en Libye", a confirmé le responsable américain, misant en partie sur le renouvellement des acteurs avec un nouveau secrétaire d'Etat américain, un nouvel émissaire de l'ONU et un nouveau secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

La Libye est "extrêmement fragmentée et l'absence de stabilité crée un espace pour les terroriste qui préparent des attaques contre l'Occident", a estimé Brian Hook. Il a espéré que ce "processus mené par les Libyens" sous la houlette de l'ONU permette d'"éviter une solution militaire".
Le chef du fragile gouvernement d'union nationale reconnu par la communauté internationale, Fayez al-Sarraj, et l'homme fort de l'Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, ont accepté cet été une feuille de route sur un cessez-le-feu et l'organisation d'élections rapides.

Retour à la page "Dernières Infos"

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.