L'examen au Sénat italien du projet de loi sur le droit du sol, promis pour l'automne, a été reporté sine die face à la mobilisation de la droite et au fléchissement de l'opinion à quelques mois des législatives.
Déjà adopté par les députés, le texte qui permettrait la naturalisation des enfants étrangers nés ou grandis en Italie a été débattu au Sénat en juin-juillet avant d'être renvoyé à septembre.
Le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni, avait exprimé son "engagement personnel" pour que cette "loi juste" soit adoptée à l'automne, tandis que son prédécesseur Matteo Renzi, patron du Parti démocrate (PD, centre-gauche, au pouvoir), parlait d'"une loi de civilisation".
Mais face aux plus de 40.000 amendements déposés par l'opposition, M. Gentiloni a, selon la presse italienne, choisi de donner la priorité au débat sur la loi de finances 2018 et n'aura probablement plus le temps de faire passer le texte avant les élections prévues début 2018.
"Les lois ont besoin d'une majorité et pour l'instant il n'y en a pas", a reconnu Luigi Zanda, président du groupe PD au Sénat.
Matteo Salvini, le chef de la Ligue du Nord (parti anti-euro et anti-immigration), opposant le plus virulent au texte, a salué "une victoire du bon sens" en répétant ses slogans sur les réseaux sociaux ("On ne fait pas cadeau de la citoyenneté", "Stop à l'invasion").
Alors que l'Italie a vu débarquer plus de 600.000 migrants sur ses côtes depuis 2014, un récent sondage a montré que le soutien au texte a chuté dans l'opinion publique, passant de 80% en 2014 puis 70% en février à 52% ces derniers jours.
Le projet de loi ne concerne cependant pas ces nouveaux arrivants, puisqu'il pose des conditions: l'un des parents doit avoir été présent sur le territoire italien depuis au moins cinq ans ou l'enfant doit effectuer un cycle scolaire complet en Italie.
En légalisant le droit du sol, l'Italie se rapprocherait de la majorité de ses voisins européens comme la France, la Belgique, la Grande-Bretagne ou le Portugal où cette règle s'applique, sous des formes variées.
Déjà adopté par les députés, le texte qui permettrait la naturalisation des enfants étrangers nés ou grandis en Italie a été débattu au Sénat en juin-juillet avant d'être renvoyé à septembre.
Le chef du gouvernement, Paolo Gentiloni, avait exprimé son "engagement personnel" pour que cette "loi juste" soit adoptée à l'automne, tandis que son prédécesseur Matteo Renzi, patron du Parti démocrate (PD, centre-gauche, au pouvoir), parlait d'"une loi de civilisation".
Mais face aux plus de 40.000 amendements déposés par l'opposition, M. Gentiloni a, selon la presse italienne, choisi de donner la...


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