Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

En Chine, un militant taïwanais pro-démocratie jugé pour "subversion"

Un militant pro-démocratie taïwanais a reconnu lundi devant un tribunal chinois les charges de "subversion", au cours d'un procès vivement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'homme et susceptible d'aviver les tensions entre Pékin et Taipei.

Mis en cause pour ses articles défendant la démocratie et critiquant le Parti communiste chinois, Lee Ming-cheh est apparu avec un co-accusé chinois, Peng Yuhua, devant une Cour intermédiaire de la province de Hunan (centre), selon une vidéo diffusée sur le compte de microblogs du tribunal.

On y voit M. Lee, les cheveux coupés ras, reconnaître les charges de "subversion contre le pouvoir de l'Etat" énoncées à son encontre. Il reconnaît ensuite avoir écrit et propagé sur internet les articles incriminés. "Je sais que je violais la loi chinoise par mon comportement (...) J'exprime ma culpabilité et mes regrets", a conclu M. Lee.

Cet employé d'une ONG de défense des droits de l'homme avait été arrêté en mars durant un voyage en Chine continentale, et tout contact lui avait été interdit avec ses proches pendant de longs mois. Les autorités chinoises avaient finalement confirmé l'avoir placé en détention, le soupçonnant d'avoir "mis en danger la sécurité nationale".

Les articles en question avaient été rédigés à l'attention de Peng Yuhua, dont il avait fait connaissance en ligne et qu'il avait rencontré plusieurs fois en Chine, a précisé Lee Ming-cheh dans ses réponses au procureur.

Des soutiens de M. Lee étaient rassemblés à l'extérieur du tribunal, dans la ville de Yueyang, selon des clichés diffusés sur les réseaux sociaux. Son épouse et sa mère étaient arrivées dimanche dans la province du Hunan pour assister au procès.

Selon l'ONG Amnesty International, Lee Ming-cheh soutenait de longue date en Chine continentale des militants et des associations issues de la société civile.
"Il partageait (sur internet) les expériences démocratiques taïwanaises" avec ses contact chinois, et leur envoyait régulièrement des livres, précisait de son côté la Taiwan Association for Human Rights.

Pour Patrick Poon, chercheur d'Amnesty International, le langage utilisé lundi par les deux co-accusés pour "confesser" leurs crimes "ressemble beaucoup au propre vocabulaire du gouvernement chinois".
"C'est une parodie de procès", a-t-il estimé. "C'est tout à fait impossible que ce procès soit équitable selon les standards internationaux".

Le cas de M. Lee avive par ailleurs les tensions entre la Chine et Taïwan, île de facto indépendante et gouvernée séparément du continent depuis 1949, mais dont Pékin revendique toujours la souveraineté.
Le gouvernement chinois a refusé à de nombreuses reprises de livrer à Taïpei des détails sur la situation du ressortissant taïwanais et les faits qui lui étaient reprochés.

Un militant pro-démocratie taïwanais a reconnu lundi devant un tribunal chinois les charges de "subversion", au cours d'un procès vivement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'homme et susceptible d'aviver les tensions entre Pékin et Taipei.
Mis en cause pour ses articles défendant la démocratie et critiquant le Parti communiste chinois, Lee Ming-cheh est apparu avec un co-accusé chinois, Peng Yuhua, devant une Cour intermédiaire de la province de Hunan (centre), selon une vidéo diffusée sur le compte de microblogs du tribunal.
On y voit M. Lee, les cheveux coupés ras, reconnaître les charges de "subversion contre le pouvoir de l'Etat" énoncées à son encontre. Il reconnaît ensuite avoir écrit et propagé sur internet les articles incriminés. "Je sais que je violais la loi chinoise par mon...