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Pakistan: des milliers de manifestants contre le sort des Rohingyas en Birmanie

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues des principales villes du Pakistan vendredi pour protester contre la répression dont sont victimes les musulmans de la minorité Rohingya en Birmanie, avec de nombreuses banderoles où l'on pouvait lire "Honte à Aung San Suu Kyi".

Les rassemblements, plutôt pacifiques, ont eu lieu à l'appel du parti islamiste Jamat-e-Islami (JI), qui a été rejoint par d'autres groupes dont d'importants partis politiques.
Les chefs de file, dont le patron du JI Siraj ul Haq ont appelé à la fin du "génocide" des Rohingyas et réclamé qu'Islamabad suspende ses relations diplomatiques avec la Birmanie.

Le Pakistan avait auparavant exprimé son "inquiétude profonde" au sujet des violences en Birmanie.
Nombre de protestataires s'en sont pris à Suu Kyi, dirigeante de facto de la Birmanie, reprochant à la lauréate du prix Nobel de la Paix son silence.

Dans la mégapole portuaire de Karachi, qui abrite l'une des plus importantes populations de Rohingya à l'extérieur de la Birmanie, plus de 2.000 personnes ont protesté devant le club de la presse.
"Si notre chef nous appelle à le faire, nous donnerons notre vie pour les musulmans de Birmanie", a assuré à l'AFP l'un des manifestants pakistanais, Maulana Ahmed.

Dans la capitale Islamabad, une foule comparable s'est réunie à l'entrée de l'enclave diplomatique dans laquelle se trouve l'ambassade de Birmanie.
"Pourquoi ces musulmans sont-ils tués? Quel est leur crime?", pouvait-on lire sur des pancartes, tandis que résonnaient des appels sporadiques au "jihad", ou guerre sainte.

Des forces de sécurité et des conteneurs avaient été déployés aux alentours de l'enclave, où quelques échauffourées ont eu lieu.
Des manifestations se sont également déroulées en Afghanistan vendredi.
Plusieurs centaines d'hommes ont défilé dans la ville de Jalalabad (est) en soutien aux Rohingyas. Des manifestations plus modestes ont également eu lieu dans d'autres villes, y compris à Kaboul, devant le siège local de l'ONU.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement afghan avait condamné les "attaques inhumaines et barbares" contre la minorité, tandis que les talibans avaient également appelé leurs partisans à aider ces "musulmans opprimés".

Depuis des décennies, cette minorité musulmane d'un million de personnes est marginalisée et considérée comme étrangère en Birmanie, pays majoritairement bouddhiste.
Une responsable de l'ONU a indiqué vendredi à l'AFP que plus d'un millier de personnes, essentiellement des Rohingyas, pourraient avoir été tuées dans les violences qui secouent depuis fin août l'Etat Rakhine (nord-ouest) après des attaques contre la police menées par des rebelles de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre cette minorité musulmane.

Des milliers de manifestants sont descendus dans les rues des principales villes du Pakistan vendredi pour protester contre la répression dont sont victimes les musulmans de la minorité Rohingya en Birmanie, avec de nombreuses banderoles où l'on pouvait lire "Honte à Aung San Suu Kyi".
Les rassemblements, plutôt pacifiques, ont eu lieu à l'appel du parti islamiste Jamat-e-Islami (JI), qui a été rejoint par d'autres groupes dont d'importants partis politiques.Les chefs de file, dont le patron du JI Siraj ul Haq ont appelé à la fin du "génocide" des Rohingyas et réclamé qu'Islamabad suspende ses relations diplomatiques avec la Birmanie.
Le Pakistan avait auparavant exprimé son "inquiétude profonde" au sujet des violences en Birmanie.Nombre de protestataires s'en sont pris à Suu Kyi, dirigeante de facto de la Birmanie,...