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Turquie : Pas de décision rapide sur la fin des négociations d'adhésion à l'UE, selon le chef de la diplomatie estonienne

Le ministre estonien des Affaires étrangères, dont le pays préside l'UE jusqu'à fin décembre, a prévenu jeudi qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision rapide sur l'arrêt des négociations d'adhésion avec la Turquie.

"Concernant la question du statut de la Turquie comme pays candidat et l'avenir de ce statut, je ne pense pas que l'Union européenne prendra une quelconque décision à ce propos cette année", a déclaré Sven Mikser en arrivant à une réunion de l'UE à Tallinn. "Lorsque nous discutons du statut de pays candidat de la Turquie, nous devrions également discuter de la relation future dans tous ses aspects et ne pas prendre de décisions hâtives", a-t-il insisté.

En campagne pour sa réélection, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé le week-end dernier qu'elle voulait discuter avec ses homologues européens d'un arrêt des négociations d'adhésion de la Turquie avec l'UE. "Il est clair que la Turquie ne doit pas devenir un membre de l'Union européenne", a-t-elle déclaré lors d'un débat télévisé, ajoutant qu'il fallait "voir si nous pouvons parvenir à une position commune sur ce point et si nous pouvons mettre fin aux négociations d'adhésion" à l'UE.

Mais la question ne fait pas l'unanimité et le président français Emmanuel Macron a plaidé jeudi pour "éviter les ruptures" entre l'UE et la Turquie, "partenaire essentiel dans de nombreuses crises que nous affrontons ensemble (...) le défi migratoire ou à la menace terroriste notamment".

"Nous savons qu'il y a des problèmes avec les droits de l'homme en Turquie, mais je ne suis pas favorable au fait d'interrompre les négociations parce que je crois que si nous ne nous parlons pas, ce n'est pas une façon constructive d'avancer", a pour sa part jugé le chef de la diplomatie finlandaise Timo Soini, en arrivant à Tallinn.
Son homologue belge Didier Reynders a souligné que dans les faits, "les négociations sont gelées", et plaidé pour le statu quo. "Il n'est pas question d'imaginer quoi que ce soit d'autre", a-t-il dit.

Dans le détail, les 28 attendent pour début 2018 "une évaluation de la Commission (européenne) sur le fait de savoir si et dans quelle mesure la Turquie respecte toujours les critères de Copenhague" en vigueur pour les pays candidats, a précisé M. Mikser. "Les décisions futures seront basées sur cela", a-t-il expliqué.

Le ministre estonien des Affaires étrangères, dont le pays préside l'UE jusqu'à fin décembre, a prévenu jeudi qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision rapide sur l'arrêt des négociations d'adhésion avec la Turquie.
"Concernant la question du statut de la Turquie comme pays candidat et l'avenir de ce statut, je ne pense pas que l'Union européenne prendra une quelconque décision à ce propos cette année", a déclaré Sven Mikser en arrivant à une réunion de l'UE à Tallinn. "Lorsque nous discutons du statut de pays candidat de la Turquie, nous devrions également discuter de la relation future dans tous ses aspects et ne pas prendre de décisions hâtives", a-t-il insisté.
En campagne pour sa réélection, la chancelière allemande Angela Merkel a annoncé le week-end dernier qu'elle voulait discuter avec ses...