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Rohingyas: le Bangladesh proteste contre le minage de la zone frontalière

Le Bangladesh a convoqué mercredi l'ambassadeur de Birmanie pour protester contre le minage de la zone frontalière entre les deux pays, après une série d'explosions qui ont grièvement blessé des membres de la communauté persécutée des Rohingyas fuyant la violence.

C'est la deuxième fois que Dacca convoque l'ambassadeur depuis la nouvelle éruption de violence dans l'Etat Rakhine, dans le nord-ouest de la Birmanie, qui a poussé en 12 jours quelque 150.000 personnes, en majorité Rohingyas, à fuir vers le Bangladesh.
Plusieurs réfugiés ont perdu des bras ou des jambes en sautant sur des mines placées du côté birman de la frontière.

Au cours de l'entretien, les responsables du Bangladesh ont "exprimé leur inquiétude à la suite des informations sur le placement de mines près de la (...) frontière par les forces de sécurité birmanes", a affirmé un communiqué du ministère des Affaires étrangères à Dacca.

Des gardes-frontières bangladeshis ont affirmé avoir entendu de grosses explosions cette semaine et avoir vu des réfugiés blessés, qui ont déclaré avoir été atteints par des mines.
Une femme a perdu ses deux jambes et a dû être hospitalisée au Bangladesh.

La Birmanie n'a pas fait de commentaire sur ces explosions. Mercredi, Aung San Suu Kyi, qui dirige de facto le gouvernement birman, a dénoncé l'"iceberg de désinformation" donnant selon elle une vision trompeuse de la crise des musulmans rohingyas, qui inquiète la communauté internationale.

Le Bangladesh pense que les forces gouvernementales birmanes plantent des mines pour empêcher les Rohingyas de retourner dans leurs villages, a déclaré un haut responsable à Dacca.
"Nous disposons d'informations selon lesquelles ils ont placés des mines ou des explosifs près de la frontière entre la Birmanie et le Bangladesh", a affirmé à l'AFP ce responsable qui a requis l'anonymat. "Nous avons une vidéo qui montre ce qui semble être une mine".

Le Bangladesh a également protesté au cours de l'entretien avec l'ambassadeur contre l'afflux de réfugiés Rohingyas dans le pays. Selon l'ONU, 146.000 réfugiés sont déjà arrivés au Bangladesh depuis le 25 août.
La plupart des réfugiés s'entassent dans des conditions précaires dans des camps proches de la frontière.
Depuis des décennies, la minorité musulmane des Rohingyas, qui compte environ un million de personnes en Birmanie, est victime de discriminations en Birmanie.

Les nouvelles violences ont commencé par l'attaque le 25 août de dizaines de postes de police par les rebelles de l'Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA), qui dit vouloir défendre la minorité rohingya.
Depuis, l'armée birmane a déclenché une vaste opération dans cette région pauvre et reculée, l'Etat Rakhine, qui a fait 400 morts.
Les populations bouddhiste et hindoue de l'Etat Rakhine ont également été affectées par les violences, et plus de 27.000 membres de ces communautés ont fui dans la direction opposée.

Le Bangladesh a convoqué mercredi l'ambassadeur de Birmanie pour protester contre le minage de la zone frontalière entre les deux pays, après une série d'explosions qui ont grièvement blessé des membres de la communauté persécutée des Rohingyas fuyant la violence.
C'est la deuxième fois que Dacca convoque l'ambassadeur depuis la nouvelle éruption de violence dans l'Etat Rakhine, dans le nord-ouest de la Birmanie, qui a poussé en 12 jours quelque 150.000 personnes, en majorité Rohingyas, à fuir vers le Bangladesh.Plusieurs réfugiés ont perdu des bras ou des jambes en sautant sur des mines placées du côté birman de la frontière.
Au cours de l'entretien, les responsables du Bangladesh ont "exprimé leur inquiétude à la suite des informations sur le placement de mines près de la (...) frontière par les forces de...