L'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, chef d'une faction de la rébellion qui contrôle la capitale Sanaa depuis trois ans, a confirmé que ses alliés houthis ont redouté un "coup de force" de sa part contre eux, mais qu'il n'y avait plus de tensions "maintenant".
"Il n'y a pas de crise et pas de conflit maintenant", a affirmé M. Saleh, redoutable tacticien de 75 ans, lors d'une interview lundi soir à la chaîne de télévision "Al Yemen Al Yom" que son parti contrôle.
Le 24 août, l'ancien président, qui a gouverné le Yémen pendant plus de trois décennies, avait rassemblé des centaines de milliers de personnes dans la capitale à l'occasion du 35e anniversaire de son parti, le Congrès populaire général (CPG).
"Il y avait des craintes ou des soupçons concernant ce rassemblement qui serait un coup de force" contre les rebelles pro-iraniens houthis, alliés au CPG, et "c'est ce que leurs dirigeants nous ont dit", a expliqué M. Saleh dans son interview.
Les chefs houthis ont affirmé qu'il y avait "une opération" contre eux et "un plan" au CPG pour "prendre le contrôle des institutions de l'Etat", a dit M. Saleh, précisant avoir envoyé deux lettres au jeune chef Abdel Malek Al Houthi (38 ans) pour le "rassurer". "Je lui ai demandé de ne pas croire aux soupçons et il a répondu positivement", a-t-il assuré.
Signe des tensions entre les deux camps alliés: deux jours après le rassemblement du CPG, un colonel proche de M. Saleh et deux Houthis ont été tués dans des affrontements à Sanaa.
La guerre au Yémen oppose des forces pro-gouvernementales, soutenues par l'Arabie saoudite et regroupées dans le sud, à l'alliance Houthis-Saleh qui contrôle la capitale et le nord du Yémen depuis septembre 2014. Depuis mars 2015, le conflit yéménite a fait 8.400 morts et 48.000 blessés, dont de nombreux civils, et provoqué une grave crise humanitaire.
"Il n'y a pas de crise et pas de conflit maintenant", a affirmé M. Saleh, redoutable tacticien de 75 ans, lors d'une interview lundi soir à la chaîne de télévision "Al Yemen Al Yom" que son parti contrôle.
Le 24 août, l'ancien président, qui a gouverné le Yémen pendant plus de trois décennies, avait rassemblé des centaines de milliers de personnes dans la capitale à l'occasion du 35e anniversaire de son parti, le Congrès populaire général (CPG).
"Il y avait des craintes ou des soupçons concernant ce rassemblement qui serait un coup de force"...


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