Le Parti Démocrate du Japon, principale formation d'opposition, a choisi vendredi comme président Seiji Maehara, qui fut un temps ministre des Affaires étrangères lors d'une brève alternance de centre-gauche.
M. Maehara (55 ans), élu de la circonscription de Kyoto, a été préféré à Yukio Edano, connu pour avoir occupé le poste de porte-parole et secrétaire général du gouvernement au moment du tsunami de mars 2011 et de la crise de Fukushima, enchaînant alors les conférences de presse jour et nuit. "Nous devons utiliser nos forces pour changer la situation politique", a déclaré M. Maehara lors du discours suivant son élection.
Il a été choisi au terme d'un vote des militants, élus locaux et parlementaires du parti. M. Maehara l'a emporté avec 502 points contre 332 points pour M. Edano. Les deux ont tenté de se démarquer sur diverses questions, dont celles des impôts, de la réforme constitutionnelle ou de l'énergie nucléaire, les deux soutenant l'abandon de l'atome mais ne s'accordant pas nécessairement sur le calendrier.
Cette élection a été provoquée par la démission récente de Renho (qui se fait appeler par son seul prénom). Cette ancienne vedette de la télévision n'a pas réussi à s'imposer dans un parti de centre-gauche qui a déçu et va de défaite en défaite depuis qu'il a été écarté du pouvoir en 2012 par le Parti libéral démocrate (PLD) présidé par l'actuel Premier ministre, Shinzo Abe.
L'enjeu pour M. Maehara, qui fut aussi ministre des Transports au moment de la faillite de Japan Airlines (Jal) en janvier 2010, est désormais de redonner du souffle à une formation décrédibilisée aux yeux du grand public.
L'image du Parti Démocrate a été grandement ternie par les trois ans passés à la tête du pays (2009-2012), marqués par une gestion jugée inadaptée de l'accident nucléaire de Fukushima. Il n'a pas su non plus profiter de la récente déroute dans les sondages du gouvernement Abe, avant un remaniement qui l'a en partie remis sur les rails.
C'est une autre formation d'opposition, bien plus jeune et conduite par Yuriko Koike, la gouverneure de la capitale, qui a emporté haut la main la majorité des sièges lors du renouvellement de l'assemblée de Tokyo.
M. Maehara va devoir préparer son parti au scrutin législatif de 2018 (à moins d'une dissolution anticipée de la chambre basse) et éviter plus de défections dans sa formation, alors que des membres influents sont tentés par une alliance avec des proches de Mme Koike à qui l'on prête l'ambition de s'asseoir un jour sur le siège de Premier ministre.
M. Maehara (55 ans), élu de la circonscription de Kyoto, a été préféré à Yukio Edano, connu pour avoir occupé le poste de porte-parole et secrétaire général du gouvernement au moment du tsunami de mars 2011 et de la crise de Fukushima, enchaînant alors les conférences de presse jour et nuit. "Nous devons utiliser nos forces pour changer la situation politique", a déclaré M. Maehara lors du discours suivant son élection.
Il a été choisi au terme d'un vote des militants, élus locaux et parlementaires du parti. M. Maehara l'a emporté avec 502 points contre 332 points pour M. Edano. Les deux ont tenté de se...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine