Le congrès quinquennal du Parti communiste chinois (PCC) a été convoqué pour le 18 octobre, a annoncé jeudi l'agence étatique Chine nouvelle, une réunion décisive où le président Xi Jinping devrait sans encombre décrocher un nouveau mandat à la tête du parti, donc du pays.
Ce congrès, le 19e depuis la création du parti en 1921, devrait également déboucher sur une large recomposition du comité permanent du Bureau politique, l'organe tout-puissant de sept membres qui détient la réalité du pouvoir en Chine. La reconduite de M. Xi à son poste de secrétaire général du Parti pour un nouveau mandat de cinq ans ne fait guère de doute.
Forte de 2.300 délégués, l'assemblée générale du PCC "mettra en application l'esprit des importants discours du secrétaire général Xi Jinping, ainsi que les nouvelles théories, pensées et stratégies du Comité central du Parti", ont assuré les médias d'Etat jeudi, republiant sans en changer une virgule le communiqué diffusé par Chine nouvelle.
Xi Jinping s'était déjà vu conférer l'an dernier le statut de "noyau" du PCC, une reconnaissance de son pouvoir écrasant au sein de l'appareil. Ses prédécesseurs immédiats n'avaient pas bénéficié de ce titre exceptionnel, ce qui avait été particulièrement noté par les analystes. La future composition du comité permanent du Bureau politique semble très ouverte.
Selon des traditions non écrites rappelées récemment par les médias officiels, une large partie des membres actuels du cénacle dirigeant atteignent en effet l'âge auquel ils sont censés prendre leur retraite. En particulier, le sort de Wang Qishan, membre très influent du Comité permanent et allié de Xi -- pour lequel il coordonne une vaste campagne anticorruption -- nourrit de vives spéculations: un éventuel maintien à son poste pourrait créer un précédent. De l'avis des analystes, différentes factions s'affrontent en coulisses pour imposer leurs candidats au sein de l'instance suprême du régime.
Dans ce contexte, la soudaine disgrâce mi-juillet du chef du Parti dans l'immense métropole de Chongqing (sud-ouest) n'était pas passée inaperçue. Tombé pour corruption, Sun Zhengcai, 53 ans, le plus jeune des 25 membres du bureau politique du PCC, était considéré comme un candidat très sérieux pour en devenir l'un des sept membres permanents. C'est le dernier haut dirigeant en date à être placé sous enquête dans le cadre de la vaste campagne anti-corruption enclenchée par Xi Jinping après son arrivée au pouvoir fin 2012. Certains soupçonnent cependant l'homme fort du régime d'utiliser cette campagne afin de frapper ses adversaires.
Ce congrès, le 19e depuis la création du parti en 1921, devrait également déboucher sur une large recomposition du comité permanent du Bureau politique, l'organe tout-puissant de sept membres qui détient la réalité du pouvoir en Chine. La reconduite de M. Xi à son poste de secrétaire général du Parti pour un nouveau mandat de cinq ans ne fait guère de doute.
Forte de 2.300 délégués, l'assemblée générale du PCC "mettra en application l'esprit des importants discours du secrétaire général Xi Jinping, ainsi que les nouvelles théories,...


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